Élections au Venezuela: Maduro dit n'avoir «rien à foutre» des doutes du Canada

Le président Nicolas Maduro a prié le gouvernement... (PHOTO Ariana Cubillos, AP)

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Le président Nicolas Maduro a prié le gouvernement du Canada, pays avec lequel le Venezuela possède des relations diplomatiques depuis 1948, de «s'en aller» s'il «ne s'intéresse pas au Venezuela».

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Agence France-Presse
CARACAS

Le président du Venezuela Nicolas Maduro a déclaré mardi qu'il n'avait «rien à foutre de voir le stupide gouvernement du Canada» mettre en doute la victoire de son parti aux élections régionales.

«Qu'est ce que j'en ai à foutre que le stupide gouvernement du Canada ne reconnaisse pas les élections ? Qu'est ce que j'en ai à faire de ce que dit le Canada ? Ce gouvernement insolent, ce stupide gouvernement du Canada», a déclaré le président vénézuélien lors d'une conférence de presse au palais présidentiel de Miraflores, à Caracas.

Mardi, le Canada a mis en doute la validité des résultats des élections, alléguant que le processus était caractérisé par des «irrégularités», en particulier le contrôle de la commission électorale, accusée par l'opposition de servir le gouvernement.

«Les élections de dimanche ont été marquées par de nombreuses irrégularités qui soulèvent des préoccupations importantes et légitimes quant à la validité des résultats», a affirmé dans un communiqué officiel la ministre des Affaires étrangères du Canada, Chrystia Freeland.

M. Maduro a prié le gouvernement du Canada, pays avec lequel le Venezuela possède des relations diplomatiques depuis 1948, de «s'en aller» s'il «ne s'intéresse pas au Venezuela».

«S'ils ne sont pas attachés au Venezuela, qu'ils aillent se faire foutre et laissent notre patrie tranquille. Maintenant ça suffit !», a-t-il lancé.

Un groupe de 12 pays américains, l'Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, le Guatemala, le Honduras, le Mexique, le Panama, le Paraguay et le Pérou, ont réclamé un «audit indépendant» de ces élections.

La Chine, alliée de Caracas, avait salué lundi un processus électoral «en douceur», tandis que selon Raul Castro, le N.1 cubain, le Venezuela «a donné une leçon de paix et de démocratie».

Les États-Unis ont eux «condamné» des élections «ni libres ni justes».

Dimanche seront élus les gouverneurs des 23 régions, 17 pour le parti de M. Maduro et cinq pour l'opposition qui conteste les résultats.

Les résultats dans l'état de Bolivar (sud) n'ont pas encore été communiqués par la commission électorale, mais M. Maduro a assuré qu'il avait également été remporté par le parti au pouvoir.




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