Attentat de Bogota: une neuvième personne arrêtée

L'attentat à la bombe du 17 juin dans... (Photo Jaime Saldarriaga, REUTERS)

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L'attentat à la bombe du 17 juin dans un centre commercial de Bogota avait tué trois personnes.

Photo Jaime Saldarriaga, REUTERS

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Agence France-Presse
Bogota, Colombie

Une neuvième personne a été interpellée dimanche en Colombie pour son implication présumée dans l'attentat qui a tué trois personnes, dont une Française, dans un centre commercial de Bogota le 17 juin, selon une source policière.

«Une autre personne a été interpellée ce matin, donc il y a neuf détenus», a déclaré à l'AFP une source de la police, sans plus de précisions.

Huit suspects - quatre hommes et quatre femmes - soupçonnés d'appartenir au groupuscule extrémiste Mouvement révolutionnaire du Peuple (MRP) avaient été arrêtés la veille à Bogota et à Espinal, dans le département de Tolima (centre), selon les autorités.

L'explosion du 17 juin dans les toilettes du centre commercial Andino avait tué trois femmes de 23, 31 et 41 ans et fait huit blessés.

Julie Huynh, la Française de 23 ans décédée dans l'attentat, était depuis février bénévole pour l'ONG «Projeter sans frontières». Elle travaillait avec des jeunes déplacés à cause de la violence, dans ce pays déchiré par un conflit armé long d'un demi-siècle, le plus ancien d'Amérique latine, mais en passe d'être réglé avec la poursuite de négociations de paix.

Les suspects ont été transférés dimanche vers des tribunaux où le parquet compte demander leur détention préventive.

À leur arrivée au tribunal, certains suspects ont clamé leur innocence. «C'est un montage judiciaire avant l'élection présidentielle de 2018, pour que les mêmes continuent de gagner et que les autres perdent, comme toujours», a déclaré aux journalistes une des suspectes.

Le MRP s'est fait connaître en août 2016, quand les autorités lui ont attribué deux attentats à la bombe de faible puissance contre des banques de Bogota. «La paix des riches n'est pas la paix du peuple», avait proclamé ce groupuscule extrémiste dans un texte revendiquant l'explosion d'un engin artisanal dans la capitale en janvier dernier.

L'attaque du 17 juin, non revendiquée et inhabituelle ces dernières années dans la capitale, avait causé un choc en Colombie, en plein chemin vers la paix avec ses deux guérillas : les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxiste), avec lesquelles un accord a été signé en novembre, et l'Armée de libération nationale (ELN, guévariste), avec laquelle des négociations sont en cours.

Les deux guérillas avaient condamné immédiatement cet acte, disant suspecter des opposants au processus de paix d'en être les instigateurs.

Les huit suspects -- quatre hommes et quatre femmes -- ont été arrêtés simultanément à Bogota et à Espinal, dans le département de Tolima (centre), a expliqué au cours d'une conférence de presse le directeur de la police, le général Jorge Hernando Nieto.

Le parquet a l'intention de les accuser d'association de malfaiteurs, terrorisme, homicide, enlèvement simple et vol qualifié et aggravé, a précisé au cours de la même conférence de presse le procureur général, Nestor Humberto Martinez.

«Le parquet dispose aujourd'hui d'éléments matériels probants» reliant les suspects au MPR, a affirmé M. Martinez. Deux des suspects avaient déjà été interpellés à Bogota le 16 mars en possession d'explosifs, mais avaient été remis en liberté par un juge de la capitale, a-t-il ajouté.

Ces arrestations ont pu avoir lieu grâce notamment aux images des caméras de surveillance dans le centre commercial Andino, où s'était produit l'attentat.

Le MRP s'est fait connaître en août 2016, quand les autorités lui ont attribué deux attentats à la bombe de faible puissance contre des banques de Bogota. «La paix des riches n'est pas la paix du peuple», avait proclamé ce groupuscule extrémiste dans un texte revendiquant l'explosion d'un engin artisanal dans la capitale en janvier dernier.

«L'enquête sur l'attentat du CC Andino avance avec la capture de suspects. Toute la force de la loi s'abattra sur les responsables», a promis le président colombien Juan Manuel Santos sur Twitter.

L'explosion dans les toilettes du centre commercial avait tué trois femmes de 23, 31 et 41 ans et fait huit blessés.

Julie Huynh, la Française de 23 ans décédée dans l'attentat, était depuis février bénévole pour l'ONG «Projeter sans frontières». Elle travaillait dans le sud de la capitale avec des jeunes déplacés à cause de la violence, dans ce pays déchiré par un conflit armé long d'un demi-siècle, le plus ancien d'Amérique latine.

La mère de Julie Huynh, en visite dans le pays, avait également été blessée dans l'explosion.

Cette attaque, non revendiquée et inhabituelle ces dernières années dans la capitale, avait causé un choc en Colombie, en plein chemin vers la paix avec ses deux guérillas : les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxiste), avec lesquelles un accord a été signé en novembre, et l'Armée de libération nationale (ELN, guévariste), avec laquelle des négociations sont en cours.

Les deux guérillas avaient condamné immédiatement cet acte, disant suspecter des opposants au processus de paix d'en être les instigateurs.




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