Équateur: Assange ne doit pas s'immiscer dans les affaires d'autres pays, dit Moreno

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Le nouveau président de l'Équateur, Lenin Moreno

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Agence France-Presse
COCHASQUí

Le nouveau président de l'Équateur, Lenin Moreno, a appelé jeudi le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, réfugié à l'ambassade de Quito à Londres depuis près de cinq ans, à ne pas s'immiscer dans les affaires du pays ni dans celles des «pays amis».

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Le fondateur de Wikileaks Julian Assange est hébergé dans l'ambassade de l'Équateur à Londres.

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M. Moreno, investi mercredi et qui succède à son mentor Rafael Correa qui avait accordé l'asile à M. Assange, a adressé une demande «respectueuse» à l'Australien afin qu'«il n'intervienne pas dans la politique équatorienne, ni dans la politique des pays amis».

«Son statut ne lui permet pas de parler de la politique des pays, encore moins du nôtre», a déclaré le nouveau président équatorien, à l'issue d'une cérémonie dans le parc archéologique de Cochasqui, au nord de Quito, où les représentants des communautés indigènes lui ont remis une canne symbolique de commandement.

Il y a une semaine, la Suède a décidé de classer sans suite la plainte pour viol déposée contre Julian Assange, réfugié depuis juin 2012 à l'ambassade équatorienne de Londres pour échapper à un mandat d'arrêt européen. Quito lui avait accordé l'asile la même année.

Le président socialiste Lenin Moreno a ajouté que son pays «fera en sorte» que la Grande-Bretagne «permette le transfert de M. Assange en Équateur ou vers le pays dans lequel il désire résider».

Après la décision suédoise, la police britannique a souligné qu'elle arrêterait M. Assange s'il quittait l'ambassade, pour avoir contrevenu en 2012 à sa liberté conditionnelle lorsqu'il s'y était réfugié, délit puni d'un an de prison.

L'asile au fondateur de WikiLeaks a été maintes fois évoqué pendant la campagne électorale avant le second tour de la présidentielle du 2 avril. M. Moreno est favorable à son maintien tant qu'un sauf-conduit n'aura pas été accordé à M. Assange.

En revanche, son adversaire de droite, le banquier Guillermo Lasso, avait averti que s'il était élu, il ferait en sorte que l'Australien quitte l'ambassade «dans un délai de 30 jours» après sa prise de fonction.

Le fondateur de WikiLeaks, qui a toujours rejeté l'accusation de viol pour lequel il était poursuivi en Suède, craint d'être extradé vers les États-Unis où il risque une lourde condamnation pour la publication de documents confidentiels militaires et diplomatiques.

Washington n'a ni confirmé ni infirmé avoir engagé des poursuites judiciaires contre Julian Assange.




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