La culture légale de la coca crée des remous entre l'UE et la Bolivie

Le président bolivien, Evo Morales... (Photo Enzo De Luca, gouvernement bolivien)

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Le président bolivien, Evo Morales

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Agence France-Presse
LA PAZ

Le président bolivien Evo Morales a critiqué samedi la remise en question par l'Union européenne de sa coopération dans la lutte contre la drogue, après que La Paz a décidé de doubler la surface de culture légale de la feuille de coca.

Une nouvelle loi, promulguée par M. Morales mercredi, fait passer la surface de culture légale de la feuille de coca de 12 000 à 22 000 hectares.

Or, selon une étude financée par l'Union européenne en 2013, quelque 14 700 hectares de coca sont suffisants pour couvrir la demande légale.

Si elle est le composant de base de la cocaïne, la feuille de coca est aussi traditionnellement mastiquée et infusée dans les Andes pour lutter contre la faim, la fatigue et les effets de l'altitude.

En réaction à la nouvelle loi, l'ambassadeur de l'UE en Bolivie Leon de la Torre a jugé nécessaire de «recentrer précisément la coopération» entre La Paz et Bruxelles.

M. de la Torre n'a pas précisé quels contours prendrait cette nouvelle forme de coopération, mais Evo Morales, lui-même ancien cultivateur de feuilles de coca, a jugé samedi que «ne plus coopérer» serait «un peu contradictoire».

L'Union européenne est aujourd'hui le premier partenaire du pays sud-américain dans la lutte contre les stupéfiants depuis 2008 et l'expulsion de l'agence antidrogue américaine (DEA), accusée de «comploter».




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