Venezuela: Washington exige la libération d'une centaine de «prisonniers d'opinion»

Une femme proteste à Madrid en appui à... (Photo Francisco Seco, AP)

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Une femme proteste à Madrid en appui à l'opposant politique vénézuélien Leopoldo Lopez.

Photo Francisco Seco, AP

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Les États-Unis ont exigé samedi du Venezuela qu'il libère immédiatement une centaine de «prisonniers d'opinion», dont une figure de l'opposition politique, dernier épisode en date des tensions diplomatiques entre les deux pays.

Le département d'État a réagi ainsi à la condamnation définitive, jeudi par la justice vénézuélienne, à 14 ans de prison de l'opposant Leopoldo Lopez, dont le nouveau président américain Donald Trump avait réclamé la veille la libération.

Les relations entre Caracas et Washington étaient déjà tendues sous l'administration de Barack Obama et cette nouvelle poussée de fièvre est la première entre les deux gouvernements depuis l'arrivée au pouvoir de Donald Trump le 20 janvier.

Dans un communiqué, le département d'État a dénoncé le fait que «le gouvernement vénézuélien continuait d'arrêter et d'emprisonner ses ressortissants issus de toute la société vénézuélienne pour leurs convictions politiques».

D'après Washington, «plus de 100 de ces personnes sont actuellement en prison», parmi lesquelles M. Lopez, «le maire de Caracas Antonio Ledezma en résidence surveillée depuis deux ans, un ancien maire Daniel Ceballos et de nombreux étudiants, activistes, journalistes et manifestants pacifiques».

«Nous appelons à la libération immédiate de tous les prisonniers d'opinion, au respect de l'État de droit, de la liberté de la presse, de la séparation des pouvoirs constitutionnels et au rétablissement d'un processus démocratique qui reflète la volonté du peuple», a protesté Mark Toner, porte-parole de la diplomatie américaine.

Il a déploré que le gouvernement vénézuélien «criminalise la dissidence et dénie à ses concitoyens le droit de jouir de la démocratie».

L'intervention du président Trump, mercredi, en faveur de l'opposant Lopez s'est faite dans un climat tendu depuis plusieurs jours entre Caracas et Washington.

Mercredi, le président vénézuélien Nicolas Maduro avait averti son homologue américain qu'il répondrait avec fermeté à toute «agression» contre son gouvernement.

Lundi, le Trésor américain avait infligé des sanctions financières pour trafic de drogue au vice-président vénézuélien Tareck El Aissami, 42 ans, probable successeur de M. Maduro.

Les relations entre Washington et Caracas sont mauvaises depuis 1999 et l'arrivée au pouvoir d'Hugo Chavez, célèbre pour ses diatribes antiaméricaines. Les tensions, malgré des périodes d'apaisement, se sont poursuivies avec l'élection en 2013 de son successeur Nicolas Maduro, tout aussi virulent contre «l'empire» américain.

Les deux pays n'ont plus d'ambassadeurs depuis 2010 mais entretiennent d'importantes relations économiques, notamment en matière pétrolière.




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