Fidel Castro: un homme de toutes les passions

Fidel Castro a prononcé un discours devant l'Assemblée... (Photo Marty Lederhandle, archives AP)

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Fidel Castro a prononcé un discours devant l'Assemblée générale des Nations unies, le 12 octobre 1979, à New York.

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Alexandre GROSBOIS
Agence France-Presse
La Havane

Du sport au cinéma en passant par les femmes, la cuisine ou la lecture des informations, Fidel Castro s'est toujours présenté comme un homme de passions, à la limite de l'excès.

Sa passion la plus secrète: les femmes. Flamboyant et extraverti, Fidel Castro est toujours resté extrêmement réservé sur sa vie privée et ne s'est jamais montré en public avec une femme à son bras.

Marié une seule fois - en 1948 - avec Mirta Diaz-Balart, exilée après la Révolution, le Lider Maximo a pourtant eu au moins huit enfants de quatre femmes différentes.

Au faîte de sa popularité mondiale dans les années 60, on lui a prêté des liaisons avec de célèbres actrices, telles que Gina Lollobrigida ou Ava Gardner.

Sa dernière compagne, Dalia Soto del Valle, une blonde aux yeux verts qui lui a donné cinq fils et qui partageait dans l'ombre sa vie depuis les années 1960, est pratiquement inconnue des Cubains.

Mais une des femmes les plus influentes dans la vie de Fidel Castro fut sans conteste Celia Sanchez, qu'il avait connue dans le maquis de la Sierra Maestra en 1957. Elle fut son bras droit, sa confidente, sa secrétaire personnelle et sans doute plus jusqu'à sa mort d'un cancer en 1980.

Plus qu'auprès des femmes, c'est dans le sport que Fidel Castro affirmait avoir forgé sa mentalité de battant. Natation, athlétisme, baseball, basketball, football, mais aussi les échecs, le tir ou la pêche sportive, dont une fois avec Ernest Hemingway: peu d'activités qui ne l'aient pas vu exercer ses talents, surtout pour les médias.

Fin gourmet

«Si je n'avais pas été sportif, je n'aurais pas été guérillero», a-t-il expliqué en 1999 lors d'une conversation avec des joueurs de baseball, un de ses sports favoris, pour laquelle il avait monté l'équipe des «Barbudos».

Sa «grande bataille» politique passait aussi par le cinéma, comme il l'affirmait lui-même. Admirateur de Brigitte Bardot et ami de Gérard Depardieu, Fidel Castro connaissait l'impact social de l'image et en jouait très bien.

Trois mois après sa prise de pouvoir, il créait l'Institut cubain de l'art et de l'industrie cinématographiques (Icaic), puis la Fondation du nouveau cinéma latino-américain et la grande école internationale de cinéma de San Antonio de los Baños.

«Si nous ne survivons pas culturellement, nous ne survivrons pas économiquement ni politiquement», affirmait en 1985 celui qui disait aussi connaître par coeur tous les films de Charlie Chaplin.

La passion guidait également les pas de Fidel Castro vers les meilleures cuisines. «C'est un insatiable chasseur de recettes culinaires, qu'il aime préparer avec une sorte de ferveur scientifique», disait de lui son ami, l'écrivain colombien Gabriel Garcia Marquez, décédé en avril 2014.

Viandes, poissons, fromages et vin rouge, tout trouvait grâce à ses papilles, avec une mention particulière pour les glaces qui gagnèrent grâce à lui un temple en plein coeur de La Havane, Coppelia, un pâté de maisons entier dédié à la crème glacée sous toutes ses formes.

Plus intellectuelle, la passion de l'information a aussi dévoré Fidel Castro, qui affirmait lire tous les matins toutes les nouvelles du monde, et particulièrement celles des agences de presse.

«Sa voracité de lecture débutait avec le petit déjeuner, jamais moins de 200 pages de journaux et dépêches d'agence», toujours selon Garcia Marquez.

«L'ennemi compte des agences de presse qui inondent le monde de calomnies contre la Révolution cubaine et vont lui faire croire que nous sommes des barbares», prophétisait-il en 1959 contre les médias américains.

Pour contrer ces agences, il avait créé avec le guérillero argentin Ernesto «Che» Guevara l'agence Prensa Latina, où il devait faire la connaissance d'un jeune journaliste colombien nommé... Gabriel Garcia Marquez.

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