Colombie: le pape dénonce ceux qui «risquent tout pour continuer la guerre»

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Agence France-Presse
Bogota

Le pape François a mis en garde contre ceux qui «risquent tout» en Colombie pour continuer le conflit armé de plus d'un demi-siècle, auquel le gouvernement entend mettre fin grâce à un accord de paix signé avec la guérilla des FARC.

«D'une part, je dois dire que le président Santos a tout risqué pour la paix. Mais je dois aussi dire que j'en vois par ailleurs certains qui risquent tout pour continuer la guerre. Et cela blesse l'âme», a déclaré le souverain pontife dans une vidéo diffusée vendredi à Bogota par la présidence colombienne.

L'accord de paix, signé le 26 septembre, «est un bon exemple dans le monde en ce moment que deux camps, ennemis pendant 50 ans, peuvent cohabiter en paix et développer un avenir meilleur», a ajouté le pape.

François s'exprimait durant une réunion avec des représentants du Congrès juif mondial dans sa résidence de Santa Marta lundi, jour de la signature de l'accord par le président Juan Manuel Santos et Timoleon Jimenez, chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes).

Le chef de l'Église catholique a rappelé que les électeurs colombiens sont appelés dimanche à se prononcer par référendum sur cet accord, qui prévoit, entre autres, le désarmement des FARC et leur reconversion en mouvement politique légal.

«Je promets qu'une fois que cet accord sera scellé par le référendum et par la reconnaissance internationale, j'irai en Colombie», a affirmé le pape, en ajoutant: «Merci beaucoup à Santos», toujours selon cette vidéo.

Le chef de l'État colombien a annoncé jeudi, sans donner de dates exactes, que le souverain pontife effectuerait une visite de quatre jours en Colombie au cours du premier trimestre 2017.

M. Santos a plusieurs fois déclaré qu'il préférait une «paix imparfaite à une guerre parfaite» et qu'il n'avait pas de plan B en cas de rejet par les électeurs de cet accord, négocié pendant près de quatre ans à La Havane.

Le principal partisan du «Non» au référendum est l'ex-président de droite Alvaro Uribe (2002-2010), qui estime que le texte accorde l'impunité aux responsables de crimes atroces, livre le pays aux Farc et ouvre la voie à un régime «castrochaviste».

Le complexe conflit armé colombien a impliqué au fil des décennies plusieurs guérillas d'extrême gauche, des milices paramilitaires d'extrême droite et les forces armées, faisant plus de 260 000 morts, 45 000 disparus et 6,9 millions de déplacés.

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