Des Argentins manifestent pour dénoncer la violence faite aux femmes

Des manifestantes tiennent des photos de femmes victimes... (Photo Victor R. Caivano, AP)

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Des manifestantes tiennent des photos de femmes victimes de violence lors de la marche de vendredi, à Buenos Aires.

Photo Victor R. Caivano, AP

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Liliana SAMUEL
Agence France-Presse
BUENOS AIRES

« Pas une de plus » : des dizaines de milliers d'Argentines ont manifesté vendredi pour dénoncer la violence machiste qui tue une femme toutes les 31 heures dans le pays sud-américain, des crimes restant généralement impunis.

Depuis la première grande manifestation convoquée voici un an dans les rues de Buenos Aires avec le même slogan, 275 femmes sont tombées sous les coups de leur mari, de leur compagnon, d'un ex, d'un prétendant éconduit, d'un proche ou d'un inconnu.

Isabel Arias, 34 ans, marche en tenant une pancarte avec la photo de sa soeur, Karen, tuée en avril 2015 à l'âge de 16 ans, d'un coup de feu tiré par son fiancé de 19 ans.

« Ils sortaient ensemble depuis neuf mois, elle était amoureuse. Elle voulait devenir avocate », se souvient-elle. Elle manifeste pour que « la violence invisible soit visible, avant qu'il ne soit trop tard ».

« Ce que nous voyons c'est que la situation ne s'est pas améliorée depuis l'an dernier. On entend plus la voix de la femme, mais il y a une recrudescence de la violence machiste », regrette la sociologue Maria Pia Lopez, membre du collectif NiUnaMenos, à l'origine de la manifestation.

Micaela Ortega, Milagros Torres et Guadalupe Medina sont les dernières victimes connues de ce fléau. Toutes les trois avaient douze ans.

Milagros Torres a été retrouvée morte chez elle, son ex-beau-père est soupçonné du meurtre. Micaela Ortega a été tuée par un repris de justice qui l'avait contactée par Facebook en se faisant passer pour une fille. Un jeune homme de 16 ans est soupçonné d'avoir violé et étranglé Guadalupe Medina.

Le féminicide a été inscrit dans le code pénal argentin en 2012 comme circonstance aggravante d'un l'homicide. Alors que l'homicide est puni de 12 à 25 ans de prison, la peine encourue est élevée à la perpétuité en cas de féminicide.

Ce crime est intégré dans la législation de 15 autres pays latino-américains.

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