L'Espagne s'efforce de maintenir son rang à Cuba

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Jose Manuel Garcia-Margallo a visité le ministère des Affaires étrangères cubain à La Havane, lundi.

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Agence France-Presse
La Havane

Le chef de la diplomatie espagnole, Jose Manuel Garcia-Margallo, a entamé lundi une nouvelle visite officielle à Cuba, dans le but de maintenir la position privilégiée de l'ancien pouvoir colonial dans un pays qui s'ouvre à l'économie de marché.

Le ministre a été reçu par le président cubain Raul Castro au palais de la Révolution de La Havane.

Les deux hommes «ont discuté des relations positives existantes entre les deux pays et ont exprimé leur volonté de poursuivre le renforcement (des relations)», selon un communiqué lu à la télévision d'État.

Au cours de leur entretien, ils «ont également reconnu que les accords signés récemment à Madrid sur la régularisation de la dette à moyen et long terme de Cuba envers l'Espagne créent des conditions favorables» pour le commerce bilatéral et les investissements espagnols.

Arrivé vendredi dans la capitale cubaine, M. Garcia-Margallo avait entamé lundi sa visite officielle par des entretiens avec son homologue cubain, Bruno Rodriguez.

Les deux ministres «ont constaté l'état positif des relations bilatérales et manifesté leur pleine disposition à oeuvrer à leur développement», a rapporté un laconique communiqué du ministère cubain des Affaires étrangères.

Côté espagnol, une conférence de presse a été déprogrammée sans explication lundi après-midi.

Ce déplacement de M. Garcia-Margallo, qui s'était déjà rendu à La Havane en novembre 2014, survient deux mois après la signature d'un accord de dialogue politique qui a scellé le rapprochement entre l'Union européenne et Cuba.

Cette visite s'inscrit également dans la foulée de la signature au début du mois d'un accord sur la restructuration de la dette cubaine due à Madrid, estimée à 2,4 milliards d'euros (3,5 milliards $ CAN).

À la faveur du rapprochement engagé par Cuba avec les États-Unis et l'Union européenne, de nombreux pays occidentaux multiplient les initiatives diplomatiques pour tenter de bénéficier de l'ouverture progressive de l'économie engagée par Raul Castro.

Et aux États-Unis, de grands groupes (tourisme, infrastructures, communications) ne cachent désormais plus leur intérêt face au potentiel d'un pays de 11 millions d'habitants situé à moins de 200 km de leurs côtes.

L'Espagne, troisième partenaire commercial de l'île (et premier européen) après le Venezuela et la Chine, figure en première place des investisseurs étrangers avec plus de 200 entreprises implantées sur le territoire cubain, principalement dans le secteur du tourisme.

Ces dernières années, les relations entre l'Espagne et Cuba ont été tour à tour tendues ou cordiales, au gré des changements de gouvernements à Madrid entre conservateurs (Jose Maria Aznar et Mariano Rajoy) et socialistes (Jose Luis Rodriguez Zapatero), mais les échanges commerciaux n'en ont jamais véritablement pâti.

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