Brésil: manifestations anti-destitution à l'occasion du 1er mai

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Des milliers de personnes ont défilé à l'appel des syndicats dans de nombreuses villes du pays, Dilma Rousseff participant à la marche de Sao Paulo, capitale économique du Brésil.

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Agence France-Presse
SAO PAULO

La présidente brésilienne Dilma Rousseff, menacée de destitution, a promis dimanche de se battre «jusqu'au bout» à l'occasion des manifestations pour la fête des travailleurs, qui ont tourné à la démonstration de force des partisans de gauche.

Des milliers de personnes ont défilé à l'appel des syndicats dans de nombreuses villes du pays, Dilma Rousseff participant à la marche de Sao Paulo, capitale économique du Brésil.

Accusée par l'opposition d'avoir maquillé les comptes publics en 2014 et 2015, la présidente de gauche pourrait être écartée du pouvoir dès le 10 ou 11 mai, le Sénat étant appelé à se prononcer sur la destitution, qui doit être validée par majorité.

Elle assure avoir agi comme ses prédécesseurs et dénonce un coup d'État institutionnel.

L'opposition «est en train de déchirer la Constitution», a-t-elle dénoncé à Sao Paulo dimanche, devant la foule qui scandait : «Il n'y aura pas de coup d'Etat, il y aura une lutte!».

«S'ils peuvent me faire ça, que feront-ils aux travailleurs?», a-t-elle clamé, annonçant une nouvelle extension du programme d'aide sociale Bolsa Familia.

Si Dilma Rousseff est écartée du pouvoir par le Sénat, pour une période maximale de six mois, elle serait remplacée par son vice-président Michel Temer, chef du grand parti centriste PMDB qui a claqué la porte de la coalition gouvernementale.

Une décision finale du Sénat pourrait survenir en septembre et cette fois un vote des deux tiers des sénateurs serait nécessaire pour destituer définitivement Mme Rousseff, laissant au pouvoir M. Temer jusqu'aux élections générales de 2018.

Les partisans de la présidente ont promis dimanche de rendre la vie difficile à son remplaçant potentiel, Gilmar Mauro, du mouvement des paysans sans terre, appelant à la «désobéissance civile».

«Nous ne reconnaissons pas un gouvernement que personne n'a élu», a déclaré Vagner Freitas, président de la Centrale unifiée des travailleurs (CUT), selon le site d'informations Globo.

Malgré la faible popularité de Mme Rousseff, y compris dans son camp, beaucoup craignent une réduction des prestations sociales, fer de lance du Parti des travailleurs (PT) au pouvoir depuis 2003, si elle est écartée.

«Si nous ne prenons pas les rues, nous devrons supporter ce coup d'État de la droite qui amènera un chômage terrible (...) et renverra des millions de personnes dans la pauvreté», a confié Edna Delanina, retraitée de 65 ans, dans la manifestation de Sao Paulo.

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