Séisme en Équateur : quatre Canadiens confirmés parmi les victimes

Un soldat de l'armée de l'air monte la... (PHOTO, RODRIGO ABD, ASSOCIATED PRESS)

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Un soldat de l'armée de l'air monte la garde en face d'édifices détruits par le tremblement de terre de samedi à Manta, en Équateur.

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La Presse Canadienne
OTTAWA

Deux autres Canadiens ont perdu la vie dans le tremblement de terre qui a fait plus de 400 morts en Équateur, a confirmé mardi Ottawa.

Affaires mondiales Canada n'a cependant donné aucun autre détail sur ces deux nouvelles victimes, « pour des raisons de confidentialité et par respect pour les familles ».

On savait déjà que la Québécoise Jennifer Mawn et son jeune fils, Arthur Laflamme, étaient morts lors du séisme, samedi soir. Les deux Québécois seraient décédés dans l'effondrement du toit de la maison familiale. Les deux autres membres de la famille, Pascal Laflamme et la jeune Laurie-Ann, ont été légèrement blessés, mais ils se portent bien.

La ministre du Développement international, Marie-Claude Bibeau, a indiqué mardi à l'extérieur des Communes que l'information sur les deux nouvelles victimes canadiennes était « très récente », et elle n'a pas voulu non plus en dire davantage, par respect pour les familles touchées.

La porte-parole d'Affaires mondiales Canada, Rachna Mishra, a confirmé mardi que « des agents consulaires apportent de l'aide aux familles des quatre citoyens canadiens décédés tragiquement pendant ce tremblement de terre ».

Par ailleurs, le Canada devait rapidement déployer en Équateur une équipe pour évaluer les besoins de ce pays, avant de prendre une décision sur un déploiement éventuel de l'Équipe d'intervention en cas de catastrophe.

Bernard Boutin, porte-parole de la ministre Bibeau, a indiqué qu'Ottawa avait reçu mardi matin une demande d'aide du gouvernement équatorien, et qu'une équipe d'évaluation canadienne devait partir bientôt pour ce pays afin de déterminer les besoins sur place. Le gouvernement canadien pourra décider ensuite s'il déploie l'Équipe d'intervention en cas de catastrophe, comme il l'avait fait au Népal il y a un an.

Cette équipe d'intervention offre à la clé un hôpital de campagne, une assistance en génie et des systèmes de purification de l'eau potable.

Oxfam est déjà sur place, avec une équipe de sept personnes, pour prêter assistance en matière d'hygiène et d'eau potable. L'organisme compte envoyer mercredi deux tonnes de marchandises. Oxfam Canada rappelle d'ailleurs que les Canadiens seront invités à contribuer financièrement à l'aide humanitaire en Équateur. L'an dernier, une coalition d'organismes avait réussi à récolter 8 millions au Canada pour les victimes des tremblements de terre au Népal.

Le séisme de magnitude 7,8 - le plus important à frapper l'Équateur depuis 1979 - a rasé des édifices et éventré des routes le long de la côte du Pacifique. L'épicentre était situé à environ 170 km au nord-ouest de la capitale, Quito.

Affaires mondiales Canada a demandé aux Canadiens dont des proches seraient en Équateur de communiquer avec son centre d'urgence.

Le couple Laflamme-Mawn avait déménagé en Équateur en septembre avec ses deux enfants. Ils avaient auparavant vécu dans l'île de la Réunion de 2007 à 2010, étaient rentrés brièvement au Québec pour repartir à l'île Maurice, dans l'océan Indien, avant de s'installer finalement en Équateur. Jennifer Mawn avait fondé une clinique pour enfants et adolescents à Longueuil, sur la Rive-Sud de Montréal.

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