Venezuela: l'heure avancée de 30 minutes pour économiser de l'énergie

Un horloger remet une horloge à l'heure, à... (Photo Carlos Garcia Rawlins, Reuters)

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Un horloger remet une horloge à l'heure, à Caracas, vendredi.

Photo Carlos Garcia Rawlins, Reuters

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Agence France-Presse
CARACAS

Le Venezuela changera le 1er mai de fuseau horaire, avançant les aiguilles de 30 minutes, afin d'économiser de l'énergie dans un contexte de grave crise économique et de sécheresse, a annoncé vendredi son ministre des Sciences.

« La décision prise par le président (Nicolas Maduro) est de revenir au fuseau horaire de quatre heures de moins par rapport au méridien de Greenwich (- 4h GMT) », a déclaré le ministre, Jorge Arreaza.

Le pays latino-américain retrouvera ainsi le fuseau qu'il avait jusqu'au 9 décembre 2007, quand le président de l'époque, le défunt Hugo Chavez (1999-2013), avait décidé de passer à - 4h30 GMT.

Cette mesure s'ajoute à d'autres initiatives pour économiser l'électricité dans un pays miné par des coupures de courant dues à des niveaux d'eau très bas dans ses réservoirs, pénalisant les centrales hydro-électriques.

Jours chômés

Dans un discours prononcé jeudi, M. Maduro a ainsi décrété que le lundi 18 avril serait chômé, alors que le mardi suivant est une fête nationale, afin de créer un « pont d'économies d'énergie ».

La semaine dernière, il avait déclaré chômés les vendredis dans le secteur public pour les deux mois à venir.

De même les grands consommateurs de courant, dont les hôtels, sont invités à pourvoir eux-mêmes à leurs besoins en électricité neuf heures par jour. Cette mesure a amené les centres commerciaux à réduire leurs horaires d'ouverture.

Sécheresse

Selon le gouvernement socialiste, les 18 réservoirs d'eau du pays souffrent de la sécheresse, en raison du phénomène météorologique El Niño, particulièrement virulent dans la région ces derniers mois.

Mais l'opposition, désormais majoritaire au Parlement, accuse elle l'exécutif de ne pas avoir investi assez dans le réseau électrique pour faire face à la demande.

Le Venezuela, qui dispose pourtant des plus larges réserves pétrolières de la planète, est plongé dans une grave crise économique, sous l'effet de la chute des cours du brut qui apporte 96 % de ses devises.

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