Pour économiser l'énergie, les Vénézuéliens ne travaillent plus les vendredis

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Le président Maduro, que l'on voit ici en compagnie de sa femme Cilia Flores - qui est également députée élue sous les couleurs du parti chaviste (PSUV) - en appelle au «sentiment national» afin que la mesure soit respectée.

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Agence France-Presse
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Le président vénézuélien Nicolas Maduro a décrété le vendredi jour de congé pendant deux mois dans tout le pays, dans le cadre d'un «plan spécial» d'économie d'énergie face à l'importante sécheresse provoquée par le phénomène climatique El Niño.

Le décret établit «tous les vendredis comme jours non travaillés, à partir du vendredi de cette semaine» et jusqu'au 6 juin, a déclaré le président dans une allocution diffusée sur la chaîne de télévision officielle.

Une sottise, dit le président du Parlement

Le président du Parlement vénézuélien contrôlé par l'opposition, Henry Ramos Allup, a qualifié jeudi de « sottise » la décision du gouvernement.

« Pour résoudre le chaos électrique, le génie (du palais présidentiel de) Miraflores prolonge la sottise de (la mise en place de) jours non ouvrables. Pour le résoudre complètement, qu'il la prolonge pendant 365 jours », a ironisé M. Ramos Allup sur son compte Twitter.

Rationnement

Faisant appel au «sentiment national» afin que tout le pays soutienne l'initiative, M. Maduro a étendu à neuf heures par jour le rationnement électrique pour les centres commerciaux et les hôtels, qui doivent générer leur propre énergie pendant ces créneaux, une mesure mise en place en février.

Le président, qui avait déclaré fériée toute la Semaine sainte pour diminuer la consommation d'eau et d'électricité, a reconnu que le pays affrontait «une situation extrême» avec la baisse du niveau d'eau des 18 barrages du pays.

À Guri, le réservoir de l'État de Bolivar (sud-est) qui fournit 70 % du réseau électrique du pays, l'eau se situe à seulement trois centimètres au-dessus du «point extrême», fixé à 240 mètres au-dessus du niveau de la mer, a précisé le chef de l'État.

Nicolas Maduro a également exigé que les entreprises étatiques du secteur industriel qui consomment le plus réduisent de 20 % leur consommation énergétique, tout comme l'administration.

Même si le secteur résidentiel reste le principal consommateur d'énergie, M. Maduro a choisi d'éviter «un rationnement douloureux pour le pays», ainsi qu'une hausse des tarifs.

L'opposition, désormais majoritaire au Parlement, accuse l'exécutif de ne pas avoir anticipé la situation et de ne pas avoir assez investi dans le réseau électrique.

Le Venezuela, qui a subi une grave crise énergétique en 2010, souffre de pannes régulières, en particulier dans les provinces.

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