Les Farc se félicitent du projet américain de les retirer de la liste «terroriste»

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Des membres des Farc.

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Agence France-Presse
La Havane

La guérilla colombienne des Farc, actuellement impliquée dans un processus de paix avec Bogota, s'est félicitée mercredi du projet des États-Unis de la retirer de la liste noire des organisations «terroristes», une fois l'accord signé.

Engagés depuis novembre 2012 dans des négociations, délocalisées à La Havane et qui visent à mettre fin au conflit le plus ancien d'Amérique latine, le gouvernement colombien et les Farc ont admis récemment qu'ils ne seraient pas en mesure de signer un accord de paix final à la date du 23 mars, comme ils s'y étaient initialement engagées.

Le secrétaire d'État John Kerry, arrivé dimanche à La Havane avec le président américain Barack Obama pour une visite historique sur l'île caribéenne, a rencontré successivement lundi les délégations du gouvernement colombien et des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).

Lors d'un entretien avec la chaîne Univision, John Kerry a ensuite déclaré que les États-Unis comptaient retirer les Farc de la liste noire des organisations terroristes si cela s'avérait «pertinent» et en cas de signature d'un accord de paix.

«Cela me semble très positif que les États-Unis pensent de cette manière (...) C'est notre seul souhait, parce que les Farc n'auraient jamais dû figurer sur cette liste, nous n'avons jamais été des terroristes», a déclaré le négociateur rebelle Pablo Catatumbo, lors de la présentation d'un livre sur le conflit à La Havane.

«(John) Kerry l'a répété à plusieurs reprises: les États-Unis seront très présents pour garantir la sécurité de ceux qui abandonneront les armes», a-t-il ajouté à propos de cet autre sujet de préoccupation de la guérilla.

En février, le président colombien Juan Manuel Santos était en visite à Washington où il a été reçu par son homologue américain Barack Obama qui lui a octroyé une aide de 450 millions de dollars pour financer un plan de paix en Colombie, pays longtemps ravagé par le conflit armé avec les Farc.

John Kerry avait alors estimé qu'il était «prématuré» d'évoquer le retrait des Farc de la liste noire.

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