El Chapo serait entré deux fois aux États-Unis durant sa cavale

Joaquin «El Chapo» Guzman est emmené par des... (PHOTO ALFREDO ESTRELLA, ARCHIVES AFP)

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Joaquin «El Chapo» Guzman est emmené par des Marines mexicains vers un hélicoptère sur le tarmac de l'aéroport de Mexico, le 8 janvier.

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La Presse

Alors qu'il était le criminel le plus recherché au sud du Rio Grande, Joaquín Archivaldo Guzmán Loera, plus connu sous le pseudonyme d'«El Chapo» (le petit ou le courtaud), aurait traversé la très sécurisée frontière entre le Mexique et les États-Unis à deux reprises pour rendre visite à sa fille aînée qui vit aujourd'hui en Californie.

C'est du moins ce qu'avance Rosa Isela Guzmán Ortiz, la fille de 39 ans du chef du cartel de Sinaloa, Américaine d'adoption, dans une entrevue exclusive qu'elle a accordée au quotidien britannique The Guardian en juillet dernier, mois durant lequel son père s'est évadé de prison par l'entremise d'un tunnel ultra-sophistiqué (le 11 juillet).

Si l'on en croit la femme d'affaires qui gère dans le «Golden State» une petite chaîne de lave-autos, des salons de beauté et des cafés, son père n'est pas le richissime criminel sanguinaire que les médias et les autorités dépeignent. El Chapo, 58 ans, est accusé d'être l'un des plus importants trafiquants internationaux de stupéfiants. 

«Mon père n'est pas un criminel. Le gouvernement (mexicain, NDLR) est coupable», lance Mme Ortiz au journaliste du Guardian. «Saviez-vous qu'on l'appelle Archivaldo et non Joaquin?», interroge-t-elle le reporter. «Mon père n'est pas le millionnaire que Forbes dépeint. Le magazine avance que vous pourriez compter tous les millions que mon vieux possède supposément. Ce n'est pas vrai, le gouvernement mexicain a inventé ça», dit-elle.

Une entrevue de trois heures accordée lors d'un tête-à-tête dans un café californien qui se poursuivra ensuite par l'entremise de Skype et écrans interposés.

Guzman Ortiz a accordé cette interview alors qu'El Chapo était en cavale au courant du mois de juillet dernier sous la condition que le lieu exact où elle vit en Californie ne soit pas dévoilé. La vérification de certains détails fournis par Mme Ortiz ainsi que la traque et la capture du caïd expliquent le délai s'étant écoulé entre l'entretien et la publication de l'article aujourd'hui, précise le Guardian. Mme Ortiz a consulté son père avant d'accorder l'entrevue.

D'après The Guardian 

Pour consulter le texte intégral (en anglais)

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