Le séisme au Chili a fait 11 morts, mais aurait pu être bien plus dévastateur

Une zone côtière de Coquimbo a été ravagée... (Photo MARTIN BERNETTI, AFP)

Agrandir

Une zone côtière de Coquimbo a été ravagée par le tremblement de terre, à quelque 445 km au nord de Santiago.

Photo MARTIN BERNETTI, AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Luis Andres Henao, Eva Vergara
Associated Press
Santiago, Chili

Au moins 11 personnes ont perdu la vie dans le puissant séisme ayant frappé le Chili mercredi soir, selon le plus récent bilan des autorités rendu public jeudi.

Au lendemain de la secousse, la ville portuaire de Coquimbo ressemblait à une zone sinistrée : des voitures renversées et des bateaux éventrés gisaient dans la boue pêle-mêle avec des meubles, des maisons en pisé détruites et des filets de pêche suspendus aux arbres.

Le tremblement de terre, qui s'est produit peu avant 20 h mercredi soir, a duré environ trois minutes et plusieurs immeubles ont vacillé dans la capitale, Santiago. Une alerte au tsunami a été lancée tout le long de la côte Pacifique du pays. De nombreuses personnes ont tenté de trouver refuge dans les rues, tandis que d'autres ont sauté dans leur voiture pour se réfugier en terrain plus élevé.

Le séisme et l'alerte au tsunami qui a suivi ont entraîné l'évacuation d'un million de personnes. La secousse de magnitude 8,3 était si puissante qu'elle a été ressentie à travers l'Amérique du Sud, notamment à Buenos Aires, en Argentine, de l'autre côté du continent, de même qu'au Pérou et au Brésil. On ne rapporte pas de victime à l'extérieur du Chili. Plusieurs villes côtières chiliennes ont été inondées par de petits tsunamis.

Des dizaines de répliques - dont une de magnitude 7 et au moins sept de magnitude supérieure à 6 - ont également été ressenties dans les minutes qui ont suivi le séisme.

Il s'agit du pire tremblement de terre à frapper le Chili depuis la secousse de magnitude 8,8 en 2010. Ce séisme et le tsunami qui avait suivi avaient tué plus de 500 personnes et détruit quelque 220 000 bâtiments dans le centre du pays, anéantissant une partie de la ville de Concepcion.

Les mesures adoptées par les autorités chiliennes depuis cinq ans pourraient avoir contribué à minimiser les pertes de vie cette fois-ci.

L'élément le plus surprenant du séisme de mercredi est peut-être l'ampleur relativement restreinte des dommages causés par une secousse aussi puissante. Bien que l'évacuation d'un million de personnes ait provoqué une grande anxiété, les sismologues affirment que les importants investissements faits par le Chili pour renforcer la structure des bâtiments et améliorer le système d'alerte au tsunami ont contribué à éviter ce qui aurait pu être une catastrophe dans des pays moins bien préparés.

Le renforcement des bâtiments était évident, jeudi, à Coquimbo, l'une des villes côtières les plus proches de l'épicentre du séisme. Bien que les maisons en pisé et certains petits bâtiments en béton aient été détruits, la vaste majorité des édifices sont restés intacts.

Des résidants ont par ailleurs indiqué avoir reçu un ordre d'évacuation sur leur téléphone cellulaire dans les minutes ayant suivi la secousse.

« Les alertes ont bien fonctionné. Nous avons eu suffisamment de temps » pour évacuer avant l'arrivée du tsunami, a déclaré Patricio Farria, un pêcheur dont le kiosque situé près de la côte a été détruit. « Deux personnes sont mortes ici, mais il aurait pu y en avoir bien plus. »

L'épicentre du séisme était situé à environ 228 kilomètres au nord-nord-ouest de Santiago. Il a frappé à environ 12 kilomètres sous la surface, selon l'Institut d'études géologiques des États-Unis.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer