Mexique: les restes d'un deuxième étudiant disparu possiblement identifiés

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L'annonce de la possible découverte intervient un peu plus d'une semaine après la publication d'un rapport indépendant qui avait conclu qu'il n'y avait «pas de preuve» que les 43 étudiants avaient été incinérés dans une décharge, contredisant la version officielle du gouvernement mexicain.

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Agence France-Presse
MEXICO

Les restes d'un deuxième étudiant disparu l'an dernier avec 42 autres pourraient avoir été identifiés, ont annoncé mercredi les autorités judiciaires mexicaines, près d'un an après le drame.

«Il existe des indices qui établissent une possible correspondance entre Jhosivani Guerrero de la Cruz (un des étudiants disparus, NDLR) et les échantillons» d'ADN étudiés par les experts du laboratoire de médecine légale de l'Université d'Innsbruck, en Autriche, a indiqué la procureure Arely Gomez lors d'une conférence de presse à Mexico.

Les analyses ADN ont établi un «profil modéré» correspondant à la mère de Guerrero de la Cruz, un étudiant de 21 ans disparu l'an dernier, a-t-elle précisé devant les journalistes.

Jusqu'à présent, seuls les restes d'un autre étudiant, Alexander Mora, avaient pu être identifiés en décembre dernier par ce même laboratoire, parmi les 43 élèves-enseignants de l'école normale d'Ayotzinapa disparus dans la nuit du 26 au 27 septembre 2014 alors qu'ils se rendaient en autobus à Iguala, dans l'État du Guerrero (sud).

Les autorités mexicaines avaient envoyé l'an dernier en Autriche 17 échantillons osseux découverts près de la zone où selon elles des membres du cartel local des Guerreros Unidos auraient tué et incinéré les étudiants dans une décharge avant de rassembler leurs restes dans huit sacs et de les jeter dans une rivière.

Cette annonce de la procureure mexicaine intervient un peu plus d'une semaine après la publication d'un rapport indépendant qui avait conclu qu'il n'y avait «pas de preuve» que les 43 étudiants avaient été incinérés dans une décharge, contredisant la version officielle du gouvernement mexicain.

Felipe de la Cruz, le porte-parole des familles des victimes, a commenté qu'il ne pouvait pas «avoir confiance dans la voix du gouvernement qui a toujours menti et qui tente de sauver la "vérité historique" sur la base de résultats qui ne sont pas très clairs».

Les familles des étudiants rencontreront le 24 septembre le président Enrique Peña Nieto, dont la gestion de la crise a été très critiquée au Mexique et qui a vu sa cote de popularité chuter depuis la tragédie.

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