L'Équateur accuse des quotidiens européens de «distorsion»

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Rafael Correa a accusé des médias de mentir en attribuant au gouvernement une «répression brutale» des manifestations menées par des indigènes et l'opposition.

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Agence France-Presse
Quito

L'Équateur a accusé mercredi des quotidiens européens comme Le Monde et The Guardian de vouloir «déstabiliser» les gouvernements de gauche d'Amérique latine, à la suite de leur couverture des manifestations contre le président Rafael Correa.

Dans un communiqué lu à la presse, le Secrétariat de la Communication (Secom) a accusé ces médias d'avoir «déformé grossièrement» les faits concernant les manifestations du 13 août, qui s'étaient soldées par plusieurs dizaines d'arrestations et de blessés, en majorité des policiers selon le gouvernement.

«Nous rejetons et condamnons certaines publications des médias britanniques The Economist et The Guardian, ainsi que du journal français Le Monde, concernant les manifestations (...) car elles déforment grossièrement la réalité des faits», dénonce ce communiqué lu par un fonctionnaire de la Secom.

Ces médias «mènent apparemment une campagne systématique contre le gouvernement équatorien, dans le cadre d'une stratégie pour déstabiliser les gouvernements de la région, dont l'Équateur», selon la même source.

Rafael Correa a lancé samedi dernier une offensive sur les réseaux sociaux contre The Economist, The Guardian et Le Monde, les accusant de mentir en attribuant au gouvernement une «répression brutale» des manifestations menées par des indigènes et l'opposition.

«Que ces gens sachent que nous sommes las de leurs mensonges, que nous ne les croyons pas! Aussi envoyons des milliers de tweets à ces menteurs, à cette presse internationale corrompue», a exhorté le chef de l'État, dans son émission radio-télévisée hebdomadaire.

Le Secom a précisé que ces médias n'avaient pas publié les rectificatifs demandés par le gouvernement équatorien, et cité l'exemple du quotidien espagnol El Pais auquel huit courriers ont été envoyés.

Rafael Correa, au pouvoir depuis 2007, accuse régulièrement des médias locaux d'être liés à l'opposition et de chercher à déstabiliser son gouvernement.

En 2013, il a fait adopter une Loi sur la Communication, qualifiée de «loi bâillon» par des organisations de défense de la liberté de la presse. Ce nouveau texte a permis d'amplifier les contrôles sur la presse et de redistribuer les nouvelles fréquences entre médias audio-visuels publics, privés et communautaires.

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