Cuba souhaite récupérer Guantanamo: Washington refuse

Le ministre des Affaires étrangères cubain Bruno Rodriguez... (Photo Mandel Ngan, AFP)

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Le ministre des Affaires étrangères cubain Bruno Rodriguez et le secrétaire d'État américain John Kerry se sont serré la main, ce matin, à Washington.

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Agence France-Presse
Washington

Le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodriguez a appelé lundi à la fin de l'embargo économique contre Cuba et a demandé la restitution des terrains de la base américaine de Guantanamo.

M. Rodriguez, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse commune à Washington avec son homologue américain John Kerry, a dit que La Havane voulait aller de l'avant.

Mais il a insisté sur le fait que «lever complètement l'embargo et la restitution du territoire occupé illégalement de Guantanamo, ainsi que le respect de la souveraineté de Cuba et des compensations pour le peuple cubain pour les dommages humains et économiques» étaient des points «cruciaux pour avancer vers une normalisation» des relations entre les deux pays.

M. Kerry a répondu que l'administration de Barack Obama souhaitait voir «rapidement» la levée de l'embargo imposé à l'île des Caraïbes depuis 1962. Mais il a noté que, «pour le moment, il n'y a pas d'intention de notre part d'altérer le traité de location» de Guantanamo Bay, qui abrite la prison militaire du même nom.

«Mais nous comprenons que ce soit un point important pour Cuba», a-t-il ajouté.

Kerry a dit lundi que les États-Unis voulaient entretenir des «liens de bon voisinage» avec Cuba, mais a prévenu que la normalisation totale des relations entre les deux pays serait «longue et complexe».

Quelques heures après la réouverture d'ambassades à Washington et La Havane, M. Kerry -s'exprimant en espagnol - s'est félicité «du début de cette nouvelle relation avec le peuple et le gouvernement de Cuba», lors d'une conférence de presse commune avec son homologue cubain Bruno Rodriguez. Mais, revenant à l'anglais, il a ajouté que ce rapprochement ne signifiait «pas la fin des nombreuses différences qui séparent toujours nos gouvernements».

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