L'Amérique latine salue le Non du peuple grec

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«Le peuple grec a dit NON aux conditions impossibles et humiliantes qu'on prétend lui imposer pour la restructuration de sa dette extérieure», a écrit la présidente aegentine Cristina Kirchner.

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Agence France-Presse
BUENOS AIRES

Plusieurs dirigeants d'Amérique latine, dont la présidente argentine Cristina Kirchner et son homologue cubain Raúl Castro, ont félicité le peuple grec pour avoir rejeté massivement le plan des créanciers d'Athènes et ses nouvelles mesures d'austérité.

«Grèce: victoire totale de la démocratie et de la dignité», a écrit Mme Kirchner dans un message sur Facebook, exprimant «au nom du peuple et du gouvernement argentins toute sa solidarité au valeureux peuple grec et à ses dirigeants».

«Le peuple grec a dit NON aux conditions impossibles et humiliantes qu'on prétend lui imposer pour la restructuration de sa dette extérieure», a écrit la présidente.

«Nous, les Argentins, nous savons de quoi il retourne. Espérons que l'Europe et ses dirigeants comprendront le message des urnes. On ne peut exiger de personne qu'il signe son propre acte de décès», a ajouté Mme Kirchner.

L'Argentine avait déclaré en 2001 le plus gros défaut de paiement de l'Histoire, d'un montant de près de 100 milliards de dollars, au moment où elle vivait une crise économique, sociale et politique sans précédent.

Quatorze ans plus tard, le pays a réussi à renégocier 93 % de sa dette avec ses créanciers privés, mais il est confronté par l'entremise de la justice américaine à une demande de remboursements de fonds spéculatifs, les «fonds vautours», pour un montant de près de 8 milliards de dollars.

Sur le front de la dette publique, Buenos Aires a remboursé tout ou une partie de ses obligations, vis-à-vis de la Banque mondiale et du FMI, et signé l'an dernier un accord avec le Club de Paris, fixant un échéancier qu'il a jusqu'ici respecté.

Pour sa part, le président cubain Raúl Castro a également félicité le premier ministre grec Alexis Tsipras, a rapporté lundi le quotidien officiel Granma. «J'adresse mes sincères félicitations pour la victoire du Non au référendum grec», a-t-il dit.

«Ce résultat montre que la majorité du peuple grec soutient la politique courageuse du gouvernement que vous dirigez», a-t-il ajouté.

De son côté, le président bolivien Evo Morales s'est également félicité de la victoire du non et a estimé qu'elle constituait une défaite pour «l'impérialisme européen».

«Je félicite le grand peuple grec pour le triomphe du "non-paiement" de la dette, qui constitue une déroute infligée à l'impérialisme européen», a déclaré le président bolivien, cité par l'agence de presse ABI.

Le résultat du référendum «est le début de la libération du peuple européen», a ajouté M. Morales, qui a exprimé «son respect et son admiration pour le peuple grec».

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