République dominicaine: des milliers d'Haïtiens craignent une expulsion imminente

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Des scènes de panique et de bousculade se sont multipliées ces derniers jours en République dominicaine.

Photo Ricardo Rojas, Reuters

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Agence France-Presse
SAINT-DOMINGUE

Les Haïtiens résidant en République dominicaine, mais n'ayant pas réussi à régulariser leur situation à temps, dans le cadre d'un plan arrivé à expiration mercredi, redoutaient jeudi une expulsion imminente du pays.

Selon le Mouvement justice migratoire, qui regroupe des organisations de la communauté haïtienne et des syndicats, 200 000 des plus de 450 000 Haïtiens que compte le pays n'ont pas pu participer à cette campagne de régularisation et risquent désormais d'être rapatriés en Haïti.

Le gouvernement de Danilo Medina a lui commencé le traitement des demandes de régularisation des plus de 250 000 étrangers ayant pu prendre part au plan.

«Nous avons une base de données, avec des photos, des empreintes, et nous sommes en train de compléter les données des formulaires pour ensuite appeler et convoquer» les étrangers régularisés afin de leur remettre leurs papiers, sous forme d'étiquette sur leur passeport ou de carnet à part, valable deux ans, a expliqué à la presse Samir Santos, directeur général du plan.

Des scènes de panique et de bousculade se sont multipliées ces derniers jours en République dominicaine, alors que des milliers d'Haïtiens, qui constituent la communauté étrangère la plus importante du pays, mais aussi la plus pauvre, se précipitaient au ministère de l'Intérieur pour régulariser leur situation.

Une panique accentuée par la préparation, par le gouvernement, de plusieurs bus et centres de rétention pour organiser les rapatriements des étrangers en situation irrégulière, après l'arrivée à expiration mercredi du plan national.

Plusieurs ONG ont plaidé jeudi pour un traitement humain dans ces éventuelles expulsions : «Que les enfants restent avec leurs familles, pour éviter les expulsions d'adultes sans enfants et le transfert collectif d'enfants avec des adultes qu'ils ne connaissent pas», a demandé la coalition ONG pour l'enfance.

Les ONG Plan International, Save the Children et Word Vision ont également souhaité, en conférence de presse, que le gouvernement respecte les droits des enfants.

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