Venezuela: grève de la faim de deux opposants emprisonnés

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Des photos de famille de l'opposant Leopoldo Lopez sont exposées à l'extérieur lors d'un événement visant à dénoncer son incarcération.

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La Presse Canadienne

Deux opposants vénézuéliens incarcérés, dont le chef du parti Voluntad popular Leopoldo Lopez, ont annoncé depuis leur prison entamer une grève de la faim pour protester contre la répression dans leur pays.

Dans une vidéo de quatre minutes tournée clandestinement depuis son étroite cellule et postée samedi sur YouTube, M. Lopez a annoncé qu'il entamait une grève de la faim avec Daniel Ceballos, ex-maire de la ville de San Cristobal (ouest).

«Ceballos et moi avons décidé de lancer aujourd'hui une grève de la faim pour atteindre des objectifs très concrets», affirme M. Lopez.

Les deux hommes réclament «la libération des prisonniers politiques, la fin de la persécution, de la répression et de la censure, l'annonce d'une date définitive pour la tenue d'élections parlementaires en présence d'observateurs de l'Organisation des États américains (OEA) et de l'Union européenne».

Ils ont appelé leurs partisans à une manifestation «massive et pacifique» samedi prochain .

Économiste formé notamment à Harvard (États-Unis), Leopoldo Lopez, 43 ans, fait partie des opposants les plus radicaux au pouvoir du président Nicolas Maduro, héritier politique du président Hugo Chavez mort en mars 2013.

Ancien leader étudiant, Daniel Ceballos est le maire destitué de San Cristobal, berceau des manifestations antigouvernementales qui ont secoué le Venezuela en 2014.

Les deux hommes sont accusés de conspiration et d'incitation à la violence lors des manifestations étudiantes contre le gouvernement qui avaient fait 43 morts entre février et mai 2014, selon le bilan officiel.

M. Lopez est emprisonné depuis février 2014 à la prison militaire de Ramo Verde, près de Caracas. M. Caballos l'y avait rejoint un mois plus tard, mais a été transféré samedi à l'aube dans une prison de droit commun à Guarico (centre), tandis que M. Lopez se voyait infliger une sanction disciplinaire après la découverte dans sa cellule d'un téléphone portable, selon son avocat.

Selon la presse locale progouvernementale, ces mesures font suite à la découverte d'un projet d'évasion présumé.

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