L'Amérique centrale demeure la région la plus meurtrière

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Le Honduras est le pays considéré comme le plus dangereux au monde par l'ONU. Ci-dessus, un travailleur masqué et armé d'un pistolet factice manifeste contre la violence, À Tegucigalpa, capitale du Honduras, le 1er mai.

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Agence France-Presse
GENÈVE, Suisse

L'Amérique centrale est restée entre 2007 et 2012 la région affichant le plus fort taux de morts violentes au monde alors même que le Moyen-Orient était déjà ravagé par plusieurs conflits, notamment en Libye et en Syrie, selon un rapport de l'ONU publié vendredi.

Ce rapport n'est publié que tous les trois à quatre ans par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le secrétariat de la Déclaration de Genève sur la violence armée et le développement, une initiative diplomatique. Il recense toutes les morts violentes dans le monde, qu'elles soient liées à des conflits ou pas.

Il ressort du rapport que l'Amérique centrale a affiché entre 2007 et 2012 le plus fort taux de morts violentes au monde, soit 33,6 morts violentes pour 100 000 habitants, devant l'Afrique méridionale, les Caraïbes et l'Amérique du Sud.

L'Amérique centrale occupait déjà cette triste première position lors du précédent rapport couvrant la période entre 2004 et 2009, avec alors un taux de 29 morts pour 100 000 habitants.

Deux pays d'Amérique centrale, le Honduras (90,4 morts pour 100 000 habitants), pays considéré comme le plus dangereux au monde par l'ONU, et le Venezuela (72,2 morts pour 100 000 habitants) sont d'ailleurs respectivement numéro 2 et numéro 3 du classement des pays enregistrant les plus forts taux de violences meurtrières en 2012.

Ce classement était toutefois dominé par la Syrie (180,2 morts pour 100 000 habitants en 2012), en proie à de terribles violences depuis mars 2011.

Globalement, le rapport montre une diminution continue du nombre moyen annuel de morts violentes : 508 000 entre 2007 et 2012, contre 540 000 entre 2004 et 2007.

Si le nombre total de morts violentes par an a diminué (en raison d'une baisse des homicides intentionnels), le nombre de décès directement dus à des conflits a, lui, nettement augmenté, passant de 52 000 morts entre 2004 et 2007 à 70 000 entre 2007 et 2012.

Entre 2007 et 2012, des moyennes annuelles de 377 000 homicides volontaires, 42 000 homicides involontaires et 19 000 morts dues à des interventions des autorités sont venues s'ajouter aux 70 000 morts par an directement dues à des conflits.

Le rapport montre aussi que les armes à feu sont à l'origine de 44,1 % de toutes les morts violentes. Ce taux est particulièrement élevé en Amérique centrale, aux Caraïbes et en Amérique du Sud.

Par ailleurs, en moyenne, entre 2007 et 2012, 16 % des victimes des homicides volontaires commis chaque année dans le monde étaient des femmes, ce qui représente 60 000 décès.

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