Mexique: la police libère 100 clandestins séquestrés

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De nombreux policiers se sont rendus sur les lieux, où ils ont indiqué avoir libéré «67 hommes, 19 femmes et 14 mineurs» originaires du Guatemala, du Salvador, du Honduras, du Nicaragua, du Sri Lanka et d'Inde.

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Agence France-Presse
MEXICO

Une centaine de migrants sans papiers originaires d'Amérique centrale, mais aussi d'Asie du Sud-est retenus par des trafiquants d'êtres humains ont été libérés par la police au Mexique, a annoncé jeudi le gouvernement de l'État de Mexico.

«Un réseau supposé de trafiquants de sans-papiers (...) a été démantelé», a indiqué dans un communiqué la Commission locale pour la Sécurité. Il est soupçonné d'avoir «privé de liberté cent personnes de différentes nationalités», a-t-elle précisé.

La police a été alertée par un Guatémaltèque qui a raconté s'être échappé d'une maison «où il était retenu depuis 35 jours avec une centaine de personnes, y compris des femmes et des enfants», selon le même communiqué.

De nombreux policiers se sont rendus sur les lieux, où ils ont indiqué avoir libéré «67 hommes, 19 femmes et 14 mineurs» originaires du Guatemala, du Salvador, du Honduras, du Nicaragua, du Sri Lanka et d'Inde.

Ils ont interpellé sur les lieux six hommes de nationalités hondurienne et salvadorienne, ainsi que celui qui avait donné l'alerte, car les personnes séquestrées ont affirmé qu'il faisait partie des geôliers.

«Les sans-papiers ont raconté avoir été menacés pour donner les numéros de téléphone de proches pour leur extorquer de l'argent sous peine de se voir remettre à des membres du crime organisé», a conclu la Commission pour la sécurité.

Quelque 200 000 étrangers sans papiers, la plupart provenant d'Amérique centrale, entrent chaque année au Mexique pour tenter de rallier les États-Unis. Nombre d'entre eux sont victimes d'enlèvement, d'extorsion ou même tués, selon la Commission des droits de l'homme du Mexique.

En août 2010, le cartel des Zetas a massacré dans l'État du Tamaulipas, frontalier avec les États-Unis, 72 migrants parce que leurs familles n'avaient pas versé de rançon pour leur libération et qu'ils avaient refusé de se faire enrôler par le crime organisé.

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