Salvador : 400 membres de gangs transférés vers une prison de haute sécurité

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Déjà, en début de semaine, 1100 autres membres de gangs emprisonnés avaient été transférés vers d'autres établissements, pour les éloigner de leurs familles et de leurs bandes criminelles.

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Agence France-Presse
SAN SALVADOR

Quelque 400 membres de gangs détenus au Salvador ont été transférés vendredi vers un établissement de haute sécurité, pour les empêcher de communiquer avec leurs bandes criminelles, alors que le pays souffre d'un regain de violence, ont annoncé les autorités.

Jusque-là emprisonnés dans le nord et l'est du pays, ils seront désormais regroupés dans la prison d'Izalco, à une soixantaine de kilomètres à l'ouest de la capitale San Salvador, a indiqué sur Twitter la Direction générale pénitentiaire (DGCP), précisant qu'il s'agit de «détenus très dangereux» à qui sera appliqué «un régime de sécurité renforcée».

Déjà, en début de semaine, 1100 autres membres de gangs emprisonnés avaient été transférés vers d'autres établissements, pour les éloigner de leurs familles et de leurs bandes criminelles.

Cette décision fait partie d'une série de mesures annoncées par le président Salvador Sanchez Cerén pour combattre l'escalade de violence par les gangs, qui ont multiplié ces derniers mois les attaques-surprises contre les policiers et militaires.

Entre le 1er janvier et le 5 avril, 1194 personnes ont été tuées, dont 23 policiers et six militaires. Le mois de mars a été le plus meurtrier de cette dernière décennie, avec 841 homicides, pour six millions d'habitants.

L'autre mesure-phare annoncée par le président a été la création de quatre bataillons d'élite, l'un provenant de la police et trois autres composés de militaires, pour affronter les gangs.

En réponse, la Mara Salvatrucha (MS-13) et la Mara 18 (M-18), les bandes criminelles les plus redoutées du pays, ont fait paraître vendredi dans la presse un communiqué, dans lequel elles s'engagent à respecter la vie des policiers, soldats, gardiens de prison, juges, fonctionnaires et hommes politiques, et à commettre moins de meurtres de manière générale.

Les autorités estiment que les gangs comptent 70 000 membres dans le pays, dont seulement 10 000 sont sous les verrous.

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