Chili: trois morts dans l'effondrement partiel d'une discothèque

Selon les premières constatations, la surpopulation de la... (Photo Claudio Reyes, AFP)

Agrandir

Selon les premières constatations, la surpopulation de la discothèque au moment de la catastrophe serait responsable de l'effondrement de la structure.

Photo Claudio Reyes, AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Agence France-Presse
SANTIAGO DU CHILI

Trois personnes sont mortes dans l'effondrement partiel d'une discothèque de Santiago, où une foule trop nombreuse tentait d'entrer pour assister au concert du groupe punk britannique Doom, dans la nuit de jeudi à vendredi, selon le dernier bilan médical.

«Il y a trois personnes décédées jusqu'à présent et cinq blessés», a annoncé vendredi matin le directeur des services de santé de Santiago, Mario Henriquez, alors qu'un premier bilan s'élevait à deux morts.

Deux victimes sont décédées sur place, une troisième a succombé à ses blessures à l'hôpital. Selon les médias locaux, il s'agirait d'un Argentin et de deux Chiliens, âgés de 22 à 25 ans.

Les blessés, présentant pour la plupart des contusions thoraciques et crâniennes, sont dans un état «extrêmement critique», a précisé Mario Henriquez.

L'accident est survenu à l'intérieur de la discothèque Santa Filomena, située en sous-sol dans le centre de la capitale chilienne, lors d'un concert du groupe punk britannique Doom, qui se produisait pour la première fois au Chili, dans le cadre d'une tournée en Amérique du Sud.

Peu après minuit, l'une des galeries s'est effondrée, piégeant de nombreuses personnes du public.

Selon les premières constatations, la surpopulation de la discothèque au moment de la catastrophe serait responsable de l'effondrement de la structure de ce club «autorisé», a indiqué la police.

«Il y avait bien plus de monde que ce club aurait dû en accueillir» à ce moment-là, et la structure du bâtiment a cédé sous la pression de la foule, a expliqué le chef de la police, Hugo Insulza, qui a assuré qu'il n'y avait pas eu de bousculade.

«C'est un petit groupe de personnes qui n'a pas voulu payer d'entrée. Ce sont eux les coupables», a affirmé un des membres du public, Andrés Padilla, à la radio Cooperativa.

Plus de 200 personnes ont été évacuées par la police.

Des témoins ont raconté que, devant la discothèque, une bagarre avait éclaté quand un groupe avait essayé d'y entrer par la force malgré la fermeture des portes.

«Les gens à l'intérieur ont été écrasés par la chute d'une barrière destinée à retenir ceux qui ont continué à pousser pour pénétrer dans les lieux, déjà à la limite de leur capacité», a précisé un responsable du Bureau national des services d'urgence (Onemi).

Le gérant du club a été arrêté et la municipalité a annoncé la fermeture administrative du local.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer