Corruption au Brésil: nouvelles manifestations anti-Rousseff dimanche

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La présidente Dilma Rousseff

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Agence France-Presse
RIO DE JANEIRO

De nouvelles manifestations sont prévues dimanche au Brésil contre la présidente Dilma Rousseff, aux prises avec un gigantesque scandale de corruption autour de la compagnie pétrolière publique Petrobras et impliquant notamment les partis de sa coalition de centre gauche.

Les organisateurs espèrent à nouveau faire défiler plus d'un million de personnes dans 400 villes du pays comme le mois dernier.

Le 15 mars, une précédente mobilisation avait déjà réuni jusqu'à 1,7 million de manifestants, selon certaines sources, pour exiger la fin de l'impunité dans les affaires de corruption, certains demandant même la destitution de la présidente, voire le retour de l'armée au pouvoir.

Le Mouvement Brésil libre (MBL), l'un des organisateurs de la journée, lui reproche également d'avoir pris le contre-pied de ses promesses électorales en augmentant les prix de «l'électricité, de l'essence, d'avoir réduit les droits des travailleurs», a expliqué à l'AFP par téléphone l'un de ses dirigeants, le politologue Fabio Ostermann.

Treize sénateurs, 22 députés, deux gouverneurs, le trésorier du Parti des travailleurs (PT, gauche) au pouvoir, d'anciens fonctionnaires de la présidence et d'ex-élus sont dans le collimateur de la justice pour leur supposée participation à un vaste système de corruption qui aurait brassé jusqu'à quatre milliards de dollars en une décennie, selon les enquêteurs.

Le trésorier du PT, Joao Vaccari, qui clame son innocence, a été formellement accusé de corruption et blanchiment d'argent. Il sera prochainement jugé avec 26 comparses, dans un premier volet de l'affaire.

Outre des hommes politiques, le scandale Petrobras implique des hommes d'affaires, des anciens dirigeants de la compagnie et les principales entreprises de travaux publics du pays, qui acceptaient de verser des pots de vin pour obtenir des contrats, de l'argent ayant notamment servi à financer les partis politiques au pouvoir, selon l'enquête.

Le président du Parti social-démocrate (PSDB) Aecio Neves, perdant de la présidentielle d'octobre, a réitéré son soutien aux manifestants. Il n'avait pas défilé le 15 mars pour ne pas «politiser» la mobilisation, mais réfléchit à manifester ce dimanche, a rapporté la presse locale.

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