Baisse des morts violentes dans les prisons vénézuéliennes en 2014

Selon L'OVP, depuis 1999, date de l'arrivée au... (PHOTO AFP)

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Selon L'OVP, depuis 1999, date de l'arrivée au pouvoir du défunt président Hugo Chavez, et l'approbation d'une nouvelle Constitution qui consacre pour la première fois les droits des prisonniers, 6572 morts violentes ont été recensées dans les centres de détention du pays.

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Agence France-Presse
Caracas

Quelque 309 détenus sont morts des suites de violences commises en prison en 2014 au Venezuela, pays parmi les plus dangereux au monde, contre 506 en 2013, a indiqué l'Observatoire vénézuélien des prisons (OVP) dans son rapport annuel.

Mais «cette diminution s'explique seulement parce qu'avec le nouveau régime pénitentiaire, les prisonniers restent enfermés presque toute la journée», a commenté mardi auprès de l'AFP Humberto Trejo, directeur général de l'ONG, seule entité à livrer un rapport annuel sur la situation des prisons au Venezuela.

«Ce qui est nécessaire, c'est un plus grand nombre de gardiens et d'activités de loisirs et de travail pour les détenus», a-t-il poursuivi.

Le rapport souligne cette année le cas de la prison de Uribana, dans l'État de Lara (nord), où une cinquantaine de prisonniers ont trouvé la mort en novembre suite à une intoxication médicamenteuse massive.

Les prisonniers avaient pris d'assaut l'infirmerie de la prison et ingéré de nombreux médicaments pour dénoncer leurs conditions de détention.

Selon L'OVP, depuis 1999, date de l'arrivée au pouvoir du défunt président Hugo Chavez, et l'approbation d'une nouvelle Constitution qui consacre pour la première fois les droits des prisonniers, 6572 morts violentes ont été recensées dans les centres de détention du pays.

La surpopulation carcérale a atteint le niveau «critique» de 170%, affirme l'ONG, qui dénombre

51 256 détenus pour 32 256 places.

Cette surpopulation est due «à la lenteur des procédures, aux réformes du code de procédure pénale, au manque de nouvelles prisons et au recours quasiment exclusif à la détention comme sanction».

L'OVP réalise son rapport annuel à partir d'articles de presse, de plaintes formulées par des détenus ou leurs proches, et de partenariats avec des organismes de défense des droits de l'homme.

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