Des affrontements éclatent au Venezuela

Une mer de manifestants a inondé les rues... (Photo GEORGE CASTELLANO, AFP)

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Une mer de manifestants a inondé les rues de San Cristobal. Quelques jeunes gens ont lancé des projectiles sur les policiers, équipés de leur uniforme antiémeute.

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Associated Press
SAN CRISTOBAL

Des affrontements violents entre manifestants et policiers ont eu lieu dans le bastion antigouvernemental de San Cristobal au Venezuela, jeudi, alors que des marches avaient lieu à divers endroits dans le pays pour marquer l'anniversaire du mouvement protestataire qui a fait couler beaucoup de sang l'an dernier.

Les manifestations se sont déroulées calmement partout ailleurs dans le pays. Mais à San Cristobal, une ville près de la frontière colombienne qui a été l'épicentre du mouvement, les gaz lacrymogènes étaient vaporisés au milieu des balles de caoutchouc et des pierres lancées.

Une mer de manifestants a inondé les rues de San Cristobal. Quelques jeunes gens ont lancé des projectiles sur les policiers, équipés de leur uniforme antiémeute.

Au moins cinq personnes ont été blessées, selon la mairesse, Patricia Gutierrez.

À Caracas, de nombreux partisans du gouvernement se sont rassemblés pour démontrer leur soutien au président Nicolas Maduro. Des dizaines d'autobus du gouvernement étaient stationnés à un bout de la rue, indiquant qu'un bon nombre d'entre eux était des fonctionnaires amenés par les responsables.

Le président, Nicolas Maduro, a par ailleurs soutenu que son administration avait déjoué une tentative de coup d'État qui était censé avoir lieu jeudi, supposément avec le soutien des États-Unis. Cinq officiers des forces aériennes, dont un général, ont été arrêtés pour avoir comploté de bombarder le palais présidentiel dans un avion militaire. Il n'a pas donné de preuve ni de détails.

M. Maduro dénonce fréquemment ce qu'il qualifie de tentatives de coups d'État sans donner de détails. L'an dernier, il a arrêté plusieurs militaires, prétextant qu'ils prévoyaient le renverser.

Le mouvement de manifestations a commencé en février 2014. Les chefs de l'opposition ont encouragé les gens à investir les rues, déclenchant des mois de manifestations violentes qui ont fait 40 morts, des deux côtés.

Des dizaines de personnes demeurent détenues alors que les causes qu'elles soulevaient - l'économie au ralenti, des pénuries de biens et un niveau de crime élevé - ont empiré.

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