Argentine: une opposante accuse Kirchner de couvrir la mort du procureur Nisman

La présidente argentine Cristina Kirchner.... (PHOTO ENRIQUE MARCARIAN, ARCHIVES REUTERS)

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La présidente argentine Cristina Kirchner.

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Agence France-Presse
BUENOS AIRES

La députée d'opposition Elisa Carrio a déposé vendredi une plainte en justice contre la présidente argentine Cristina Kirchner, estimant qu'elle avait couvert la mort du procureur Alberto Nisman, chargé de l'enquête sur l'attentat contre l'AMIA (85 morts, 1994).

La plainte vise également Alejandra Gils Carbo, procureur général, et le chef de l'armée, le général César Milani, soupçonnés d'avoir fait obstacle à l'enquête et exercé des pressions sur des magistrats.

Alberto Nisman, retrouvé mort le 18 juillet dans son appartement avec une balle dans la tête, avait déposé le 14 février un dossier devant la justice contre Mme Kirchner dans lequel il l'accusait d'avoir fait entrave pour ménager l'Iran dans le cadre de l'enquête sur l'attentat de l'AMIA.

«La présidente étale ses certitudes sur l'assassinat d'un procureur sans pour autant en faire profiter la justice», a écrit Elisa Carrio à la procureure Viviana Fein, chargée d'élucider la mort de M. Nisman.

Les autorités ont d'abord affirmé que le magistrat s'était suicidé avant que la présidente n'évoque un complot et un assassinat.

Mme Carrio, habituée aux plaintes sans suites devant la justice, s'est récemment alliée au conservateur Mauricio Macri, maire de Buenos Aires et candidat à la présidentielle d'octobre.

Le gouvernement a riposté et accusé cette politicienne de centre droit de «vouloir semer la zizanie dans la société» et de «protéger son ami Stiusso», ex-patron des services de renseignement, débarqué en décembre par Mme Kirchner.

Pour Mme Carrio, la mort du procureur «est une opération montée par ceux qui sont capables de tuer», citant le général César Milani, à la tête de l'armée après avoir dirigé les services secrets militaires.

Des magistrats ont appelé les Argentins à une manifestation en hommage à Alberto Nisman un mois après sa mort, mercredi 18 février à Buenos Aires.

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