Mexique: Florence Cassez veut 36 millions $ d'indemnités

Florence Cassez à son arrivée à l'aéroport Charles... (PHOTO CHRISTIAN HARTMANN, ARCHIVES REUTERS)

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Florence Cassez à son arrivée à l'aéroport Charles de Gaules, à Roissy, en banlieue parisienne, le 24 janvier 2013.

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Agence France-Presse
MEXICO

La Française Florence Cassez, emprisonnée plus de 7 ans au Mexique et libérée il y a deux ans par la Cour suprême, a entamé une action en justice pour obtenir des dommages et intérêts d'un montant de 36 millions de dollars.

Son avocat mexicain, Me José Patiño Hurtado, a indiqué sur radio MVS que cette action en justice, entamée vendredi, visait l'ex-président mexicain Felipe Calderon (2006-2012), son ancien secrétaire particulier, l'actuel sénateur Roberto Gil, ainsi que les anciens ministres de la Sécurité publique, Genaro Garcia Luna, et de la Justice, Daniel Cabeza de Vaca.

«Nous présentons une plainte pour dommage moral envers Florence Cassez, atteinte à ses sentiments, à sa réputation et à son honneur. Ils ont tué sa vie», a dit l'avocat.

Il a estimé que l'ancien président Calderon, comme les autres personnalités visées, «était en charge et n'a pas empêché que soit commis l'illicite» contre Florence Cassez.

La plainte vise aussi la chaîne mexicaine Televisa et l'un de ses présentateurs vedettes, Carlos Loret de Mola, accusés d'avoir présenté comme une arrestation en direct une mise en scène de la police.

Florence Cassez, actuellement âgée de 40 ans, avait été arrêtée le 8 décembre 2005 en compagnie de son ex-compagnon mexicain, Israel Vallarta, sur une route du sud de Mexico.

Le lendemain matin à l'aube, la police avait organisé devant les caméras de télévision, une simulation de l'arrestation dans un ranch où avaient été libérés trois otages présumés.

Condamnée à 60 ans de prison pour enlèvements, Florence Cassez a été libérée le 23 janvier 2013, la Cour suprême ayant jugé que n'avaient pas été respectées les conditions d'un procès équitable, avec, au départ, une «mise en scène contraire à la réalité».

L'affaire, qui avait provoqué en 2011 une crise diplomatique entre la France et le Mexique, avait été mise en avant par l'ex-président Calderon comme emblématique de sa lutte contre la criminalité.

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