Une commission recommande le départ du premier ministre haïtien

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Un militant brandit une image où le premier ministre Laurent Lamothe prend les traits du diable, lors d'une manifestation antigouvernementale, à Port-au-Prince, le 6 décembre.

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Agence France-Presse
PORT-AU-PRINCE

Une commission de consultation mise sur pied la semaine passée par le président haïtien Michel Martelly, qui fait face à une grave crise politique, a recommandé mardi la démission du premier ministre Laurent Lamothe décrié dans la rue par des manifestations antigouvernementales.

«Nous avons recommandé au président de faire des sacrifices. Nous avons demandé d'obtenir la démission de M. Lamothe et la formation d'un gouvernement de consensus. C'est à lui de prendre les décisions finales pour éviter une aggravation de la crise politique», a déclaré mardi Evans Paul, membre de la commission, sur une radio de la capitale.

Au terme de plus de deux mois de consultations, le président Martelly avait fait appel à onze personnalités pour lui faire une proposition de sortie de crise.

Les membres de la commission qui ont travaillé pendant une semaine ont également demandé à M. Martelly de «libérer des prisonniers politiques et de renvoyer le Conseil électoral contesté».

Les différentes mesures recommandées par la commission devraient être prises entre le 11 décembre et le 12 janvier 2015, date à laquelle prendra fin le mandat du Parlement haïtien.

L'arrivée à expiration de ce mandat est susceptible de créer un vide politique où le président Martelly pourrait diriger par décrets.

Le rapport des consultations entreprises par les 11 membres de la commission consultative sera officiellement présenté ce soir au président Martelly, a-t-on également appris.

La non-tenue d'élections en Haïti depuis plus de trois ans a provoqué une crise politique avec la présence récurrente de plusieurs milliers de manifestants dans les rues du pays réclamant le départ du président Martelly; celui-ci a été élu en 2011 pour cinq ans.

«Nous sommes inquiets. Nous ne voyons pas la volonté de trouver une issue à la crise», a confié à l'AFP sous couvert d'anonymat un diplomate occidental alors que le président du Sénat haïtien, Dieuseul Simon Desras, annonçait l'arrivée imminente à Port-au-Prince du secrétaire d'État américain John Kerry «pour imposer une solution aux Haïtiens».

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