Relations UE-Cuba : des dossiers «sensibles» abordés en janvier

L'ambassadeur de l'UE à Cuba, Herman Portocarer... (Photo ENRIQUE DE LA OSA, REUTERS)

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L'ambassadeur de l'UE à Cuba, Herman Portocarer

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Agence France-Presse
LA HAVANE

L'Union européenne et Cuba vont reprendre les 8 et 9 janvier à La Havane les négociations visant à normaliser leurs relations, et aborderont cette fois des «questions plus sensibles» comme les droits de l'homme, a annoncé jeudi l'ambassadeur de l'UE à Cuba, Herman Portocarer. «Jusqu'à présent, nous avons surtout évoqué des questions de coopération. Maintenant nous abordons des chapitres qui sont plus sensibles pour les deux parties», a-t-il déclaré à la presse, en marge de la Foire internationale de La Havane (Fihav).

Parmi ces questions, figurent «les droits de l'homme, la société civile (...) cela n'aura rien de facile, mais nous nous exprimons et écoutons des deux côtés, c'est cela le plus important», a-t-il ajouté.

Les délégués de l'UE et de Cuba, dont les relations sont officiellement suspendues depuis 2003, négocient depuis mai en vue d'un futur «Accord de dialogue politique et de coopération».

Après La Havane en mai et Bruxelles en août, les discussions directes reprendront les 8 et 9 janvier dans la capitale cubaine, a précisé M. Portocarero.

«Le climat est satisfaisant et les négociateurs se connaissent mieux (...). Nous sommes sur le bon chemin, mais je ne peux donner de date pour la fin des négociations. Évidemment, il reste beaucoup de points à évoquer», a-t-il encore dit.

En février, les 28 pays de l'UE ont approuvé l'ouverture d'un dialogue visant à normaliser les relations avec Cuba afin d'encourager La Havane à poursuivre les réformes dans le domaine des droits de l'homme.

Cette proposition a été acceptée en mars par Cuba qui souhaite que l'UE abandonne sa «position commune» - en vigueur depuis 1996 - qui conditionne la coopération européenne avec le régime communiste à des avancées démocratiques, notamment en matière de droits civiques et politiques.

La Havane considère cette disposition comme une «ingérence» dans ses affaires intérieures.

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