Les FARC font leur mea culpa auprès des Colombiens

Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes)... (PHOTO ENRIQUE DE LA OSA, ARCHIVES REUTERS)

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Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes) est la plus importante guérilla du pays avec quelque 8000 membres.

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Agence France-Presse
LA HAVANE, Cuba

La guérilla colombienne des FARC a admis jeudi, pour la première fois, que ses actions ont affecté la population civile du pays, se déclarant prête à assumer sa «responsabilité», dans le cadre du processus de paix mené à La Havane.

«Nous reconnaissons explicitement que notre action a affecté les civils à différents moments et circonstances, tout au long du conflit» armé, vieux d'un demi-siècle, a annoncé la guérilla dans un communiqué lu à la presse par son dirigeant «Pablo Atrato».

Cette déclaration, la première à admettre de manière explicite l'impact des actions de la guérilla sur la population civile, marque un nouveau pas en avant après la reconnaissance, le 20 août 2013, de sa part de responsabilité pour les milliers de victimes du conflit.

«Nous, les FARC, nous assumerons la responsabilité pour ce qui nous concerne», a indiqué Atrato, qui fait partie des cadres des FARC ayant intégré il y a quelques jours les négociations avec le gouvernement colombien, menées à La Havane depuis novembre 2012.

Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes), plus importante guérilla du pays avec quelque 8000 membres, discutent actuellement avec le gouvernement du président Juan Manuel Santos (centre droit) sur le thème sensible des réparations aux victimes de ce conflit ayant fait cinq millions de déplacés et plus de 200 000 morts.

«Comme force politico-militaire belligérante dans le conflit social et armé en Colombie depuis plus de 50 ans, il est évident que nous sommes intervenus de manière active et nous avons eu un impact sur notre adversaire et, d'une certaine manière, nous avons affecté la population qui a vécu au milieu de la guerre», a déclaré Pablo Atrato jeudi.

«La population n'a été ni la cible principale ni une cible secondaire des actions défensives ou offensives de nos structures armées. C'est-à-dire qu'il n'y a jamais eu, au sein des FARC, de politique ... visant à faire de manière systématique et délibérée des victimes dans la population», a-t-il ajouté.

Le conflit colombien est le plus ancien d'Amérique latine.

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