Présidentielle au Brésil: Rousseff creuse l'écart sur Neves

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Un partisan de la présidente sortante Dilma Rousseff participe à un rassemblement non loin de Rio de Janeiro, à moins de trois jours des élections.

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Agence France-Presse
SAO PAULO

La présidente brésilienne de gauche Dilma Rousseff a creusé l'écart et pris un net avantage devant son rival de centre-droit, Aecio Neves, pour le second tour de la présidentielle de dimanche, selon deux enquêtes publiées jeudi.

Mme Rousseff a augmenté son avantage entre six et huit points de pourcentage, pour la première fois au-delà de la marge d'erreur de +/-2% de ces enquêtes d'opinion.

La présidente sortante obtient 54% des intentions de vote contre 46% pour le sénateur Neves, selon un sondage de l'institut Ibope. Selon un autre sondage de l'institut Datafolha, elle obtient 53% contre 47% à Neves.

Les sondages effectués après le 1er tour du 5 octobre ont longtemps donné M. Neves légèrement favori face à Mme Rousseff (51% contre 49%).

Mais jeudi dernier, deux sondages (Ibope et Datafolha) ont montré le début d'un inversement de tendance. Dilma Rousseff du Parti des travailleurs (PT) au pouvoir depuis 12 ans avait pour la première fois repris le dessus sur le candidat du Parti social-démocrate brésilien (PSDB) à 52% contre 48%.

Les dernières enquêtes semblent refléter le caractère payant de la stratégie très offensive adoptée par Mme Rousseff et du PT contre M. Neves, dont les taux de rejet se sont inversés.

Quelque 42% des électeurs «ne voteraient jamais» pour Neves et 36% jamais pour Rousseff, selon Ibope. Et, selon Datafolha, 41% rejettent désormais M. Neves (sept points de plus que lors du dernier sondage).

En revanche, le rejet de Mme Rousseff a chuté de six points à 37%.

Datafolha montre aussi que le soutien au gouvernement de gauche a augmenté de deux points de pourcentage à 44%, par rapport à lundi, atteignant son plus haut niveau depuis la fronde sociale historique de juin 2013.

Dilma Rousseff bénéfice d'un solide socle électoral au sein des classes populaires et des régions les plus pauvres du nord-est, qui bénéficient des programmes sociaux.

M. Neves, qui promet un virage libéral pour relancer l'économie en panne du géant d'Amérique latine, fédère logiquement la droite classique.

Mais il perd beaucoup du terrain au profit de Mme Rousseff au sein de la classe moyenne intermédiaire du sud-est industrialisé, la région la plus peuplée de ce pays-continent de 202 millions d'habitants.

Le dernier grand débat de la campagne aura lieu vendredi soir, sur TV Globo, la plus grande chaîne du pays.

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