Brésil: opération contre la porno infantile, 51 arrestations

La police brésilienne a lancé mercredi dans 18 des 27 États du pays une vaste... (Archives Reuters)

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Agence France-Presse
Brasilia

La police brésilienne a lancé mercredi dans 18 des 27 États du pays une vaste opération contre la pédophilie et la pornographie infantile sur internet qui a donné lieu à 51 arrestations.

Près de cent mandats d'arrêt et de perquisition ont été émis pour cette opération baptisée «Darknet», a souligné la police dans un communiqué.

En outre, «des informations sur des suspects d'autres pays ont été fournies aux autorités du Portugal, de l'Italie, de la Colombie, du Mexique et du Venezuela», selon la même source.

«Nous avons réussi à identifier des personnes qui essayaient de diffuser ce matériel et aussi ceux qui abusaient des enfants», a déclaré lors d'une conférence de presse le chef de la police de l'État du Rio Grande do Sul, Sandro Luciano Caron.

Un total de 51 personnes ont été arrêtées mercredi au Brésil, 68 si l'on inclut les arrestations antérieures liées à cette affaire, selon la police qui a expliqué que l'enquête avait commencé il y a un an.

Pendant cette période, au moins six enfants ont été «sauvés de situations d'abus sexuels ou de viol imminent» dans plusieurs régions du Brésil.

En un an, «plus de 90 utilisateurs qui partageaient ces images de pornographie ont été identifiés et étaient pour la plupart des abuseurs d'enfants», a indiqué le commissaire.

«Le niveau de cruauté de certains suspects a attiré notre attention. L'un d'eux était un homme dont la femme était enceinte et il cherchait les moyens d'abuser de son bébé qui allait naître», a-t-il dit. Ce père a déclaré à la police «qu'il aurait violé sa fille dès sa naissance».

«Le niveau de cruauté de tout ce qui apparaît sur ces vidéos, ces photos, est choquant et a même choqué les policiers les plus expérimentés dans ce domaine», a souligné le commissaire.

«Nous parlons d'abus sexuels sur des enfants et il n'y a pas de pornographie infantile sans qu'il y ait abus d'enfants», a dit la commissaire Diana Calazans.

L'opération policière a été baptisée «Darknet» (réseau obscur) car, pour la première fois, les policiers brésiliens ont réussi à suivre la trace du «deep web» (ou réseau profond) d'internet.

Ce réseau permet aux utilisateurs d'accéder à internet sans être identifiés et de garder ainsi l'anonymat.

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