Le siège du gouvernement de l'État de Guerrero incendié

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Les manifestants ont réclamé la démission du gouverneur de l'État, Angel Aguirre, avant de se retirer, laissant la place aux pompiers.

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Agence France-Presse
Chilpancingo

Des centaines d'étudiants et d'enseignants ont partiellement mis à sac et incendié lundi le siège du gouvernement de l'État de Guerrero, dans le sud du Mexique, dans le cadre de manifestations pour exiger la localisation de 43 étudiants disparus depuis plus de deux semaines, a constaté l'AFP.

Les manifestants ont fait irruption dans les bâtiments officiels, situés à Chilpancingo, capitale de l'État de Guerrero, brisé des vitres et mis le feu à une partie du complexe qui continuait de brûler lundi en fin d'après-midi.

Une trentaine d'employés qui étaient à l'intérieur des bâtiments en sont sortis sains et sauf, selon les autorités judiciaires locales.

Les manifestants ont réclamé la démission du gouverneur de l'État, Angel Aguirre, avant de se retirer, laissant la place aux pompiers.

Ces attaques contre l'administration locale sont intervenues après une série d'affrontement entre la police et les manifestants armés de pierres et de bâtons aux portes du Parlement local. Cinq enseignants et deux policiers ont été blessés, selon un correspondant de l'AFP.

Les élèves-enseignants de l'école normale d'Ayotzinapa, près de Chilpancingo, appuyés par des enseignants, protestent contre la disparition de 43 de leurs condisciples le 29 septembre à Iguala, à 100 km de Chilpancingo, aux mains de la police locale appuyée par des hommes armés qui pourraient être des membres du groupe criminel des Guerreros Unidos.

Les autorités enquêtent pour vérifier si les étudiants ont été assassinés puis enterrés dans des fosses clandestines trouvées près d'Iguala, à 200 km au sud de Mexico.

Les autorités ont arrêté 34 personnes, dont 26 policiers accusés de collusion avec le crime organisé, dans cette affaire dont les suites ont déjà fait 6 morts et 25 blessés lors de la nuit de violences du 26 septembre.

Le maire d'Iguala et son épouse, actuellement en fuite, sont recherchés pour être interrogés.

L'affaire a soulevé l'indignation de l'opinion publique mexicaine en raison de la collusion apparente entre les autorités et le crime organisé et provoqué des manifestations dans de nombreuses villes du Mexique. De nombreuses demandes pour que la lumière soit faite sur cette affaire se sont fait entendre à l'échelle internationale.

Alors que les autorités tentent de résoudre le cas des disparitions, des policiers du Guerrero ont été impliqués dans une autre fusillade dimanche soir, lorsqu'une unité anti-kidnapping a tiré, apparemment par erreur, sur une voiture transportant deux étudiants allemands, blessant l'un d'entre eux.

Ces deux étudiants de l'université téchnologique de Monterrey, se rendaient vers la station balnéaire d'Acapulco.

Les autorités judiciaires assurent que le véhicule avait ignoré un barrage mis en place à hauteur de Chilpancingo et que les policiers ont tiré sur la voiture après avoir cru entendre des bruits d'arme à feu.

L'étudiant allemand était lundi dans un état stable dans un hôpital de Mexico, selon une source universitaire.

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