Corps brûlés au Mexique: l'identification prendra de 2 semaines à 2 mois

Des experts judiciaires se dirigent vers la morgue... (PHOTO PEDRO PARDO, AFP)

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Des experts judiciaires se dirigent vers la morgue où les corps ont été déplacés, le 5 octobre dans l'État de Guerrero.

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Mark Stevenson, Jose Antonio Rivera
Associated Press
IGUALA, Mexique

Les autorités mexicaines étaient à pied d'oeuvre, lundi, pour identifier les 28 corps brûlés retrouvés dans une fosse commune et déterminer s'il s'agit bien de ceux de certains des étudiants disparus la semaine dernière dans la foulée d'affrontements avec la police.

Le procureur général de l'État de Guerrero, Inaky Blanco, a affirmé que les corps étaient dans un très mauvais état et qu'on pourrait devoir attendre entre deux semaines et deux mois pour savoir si ces restes sont ceux de certains des 43 collégiens disparus.

Les étudiants sont portés disparus depuis les violences qui ont éclaté la semaine dernière à Iguala, à environ 200 kilomètres au sud de Mexico. Six personnes avaient alors été tuées par balle. Les affrontements auraient commencé lorsque les policiers ont tiré sur un autobus occupé illégalement par des étudiants. Les autorités qui enquêtent sur la police d'Iguala ont révélé qu'une vidéo montre des policiers emmener un certain nombre d'étudiants.

M. Blanco a indiqué que l'une des personnes arrêtées a déclaré aux enquêteurs que 17 étudiants avaient été emmenés à la fosse commune et exécutés sur place. Il a toutefois souligné que cette allégation n'avait pas encore été confirmée par le travail des enquêteurs, et que la recherche pour les retrouver continuera tant que les corps ne seront pas identifiés.

Le recouvrement et l'incinération de la fosse semblaient récents, selon un responsable du dossier, qui a requis l'anonymat. Mais il y a des étages de corps séparés par des bâches, qui indiquent que certains pourraient être là depuis plus longtemps.

Des accusations ont été portées contre 29 personnes, dont 22 policiers arrêtés peu après l'affrontement. Trois des suspects se sont enfuis, dont le chef de police d'Iguala.

L'enquête se penche aussi sur les motifs des crimes. M. Blanco a noté que certains policiers avaient des liens avec un cartel de drogue local.

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