Le président colombien menace les Farc d'une rupture du processus de paix

«Ce que nous leur disons, c'est que s'ils... (Photo Rafael Ibarra, ARCHIVES REUTERS/ STRINGER)

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«Ce que nous leur disons, c'est que s'ils continuent comme ça, s'ils jouent avec le feu, ce processus peut prendre fin», a lancé le président Santos mardi soir.

Photo Rafael Ibarra, ARCHIVES REUTERS/ STRINGER

Agence France-Presse
BOGOTA

Le président de la Colombie, Juan Manuel Santos, a menacé les Farc d'une rupture du processus de paix après un acte de sabotage attribué à la guérilla contre le réseau électrique qui a privé de courant 450 000 habitants.

«Ce que nous leur disons, c'est que s'ils continuent comme ça, s'ils jouent avec le feu, ce processus peut prendre fin», a lancé M. Santos, dans un discours mardi soir au cours d'un déplacement dans le sud-ouest du pays.

«Nous ne pouvons pas laisser perdurer indéfiniment cette situation», a ajouté le chef de l'État, artisan du dialogue avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).

La principale guérilla colombienne, qui mène avec le gouvernement des pourparlers hébergés depuis novembre 2012 à Cuba, est accusée d'avoir fait exploser un pylône, provoquant l'arrêt de l'alimentation à Buenaventura, principal port colombien de la côte Pacifique.

«Cela devient confus pour le peuple colombien, il ne comprend pas. Je savais depuis le début que cela serait difficile d'expliquer qu'ils parlent de paix tout en poursuivant la guerre ici», a encore ajouté M. Santos.

Réélu en juin dernier pour un second mandat, le président colombien a réaffirmé son choix de ne pas procéder à un cessez-le-feu durant les négociations avec les Farc, rappelant que, lors d'une précédente tentative de dialogue accompagnée d'une trêve, le «processus avait échoué et la guérilla s'était renforcée».

Principal acteur du conflit interne colombien, les Farc comptent encore selon le ministère de la Défense près de 8000 combattants après un demi-siècle d'existence.

À Buenaventura, le courant devait être rétabli au cours de la journée de mercredi, selon la société EPSA (Empresa de Energía del Pacífico), chargée de la distribution de l'électricité dans cette région.

En attendant, les autorités ont décrété l'interdiction de consommer de l'alcool et la restriction du port d'arme dans la ville portuaire, en proie à une vague de violences depuis le début de l'année.

Axe stratégique d'acheminement pour la cocaïne dont la Colombie est l'un des premiers producteurs mondiaux, Buenaventura est le théâtre d'affrontements entre groupes armés illégaux, avec un bilan de 87 morts, 8 disparus et plus de 10 000 personnes déplacées entre janvier et avril, selon des chiffres officiels.




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