L'armée colombienne intercepte des courriels entre la presse et les Farc

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Les discussions entre des représentants du président Santos et de la rébellion marxiste des Farc visent à mettre fin au plus vieux conflit d'Amérique latine, qui a fait plusieurs centaines de milliers de morts en un demi-siècle.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les services de renseignement de l'armée colombienne ont intercepté plusieurs milliers de courriels échangés entre la guérilla des Farc et des journalistes qui couvrent les pourparlers de paix à Cuba, affirme la chaîne hispanophone Univision, basée aux États-Unis.

Sans citer ses sources, la chaîne de télévision explique que des «cellules de pirates informatiques du renseignement militaire colombien ont intercepté des milliers de courriels».

Et Univision d'indiquer avoir eu accès aux comptes de messagerie piratés de deux porte-parole des Farc, les Forces armées révolutionnaires de Colombie, sans toutefois préciser comment.

«Univision a obtenu un accès exclusif à plus de 2600 messages entre Hermes Aguilar et Bernardo Salcedo --deux porte-parole des Farc à Cuba-- et des journalistes», déclare la chaîne.

La plupart des courriels sont des demandes d'informations ou d'entretiens envoyées par des journalistes aux guérilleros qui participent aux pourparlers de paix avec le gouvernement colombien à Cuba depuis novembre 2012.

Dans la masse de ces courriels, au moins trois émanent de journalistes de l'Agence France-Presse et ont été envoyés aux porte-parole des Farc à La Havane et Oslo, a dit à l'AFP Casto Ocando, un journaliste d'Univision.

Des courriels de Reuters, des agences espagnole EFE et allemande DPA, mais aussi de TVE, la télévision publique espagnole, ont aussi été interceptés, selon Univision.

Univision a révélé ces informations quelques jours après que l'hebdomadaire colombien Semana a affirmé que des secteurs de l'armée auraient créé depuis 2012 une cellule visant à intercepter illégalement les communications de plusieurs personnalités participant aux négociations de paix.

Le président de Colombie, Juan Manuel Santos, a ordonné au ministère de la Défense d'enquêter sur cet espionnage présumé.

Les discussions entre des représentants du président Santos et de la rébellion marxiste des Farc visent à mettre fin au plus vieux conflit d'Amérique latine, qui a fait plusieurs centaines de milliers de morts en un demi-siècle.

Fondées en 1964, dans la foulée d'une insurrection paysanne, les Farc comptent encore selon les autorités entre 7000 et 8000 combattants, essentiellement repliés dans les régions rurales.




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