Brésil: internement obligatoire pour les drogués au crack à São Paulo

En décembre, le gouvernement brésilien a lancé un... (Photo : Osvaldo Praddo, Reuters)

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En décembre, le gouvernement brésilien a lancé un plan de 2,2 milliards de dollars contre ce qu'il appelle «l'épidémie de crack» dans ce pays de 194 millions d'habitants.

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Agence France-Presse

Les autorités de São Paulo, la mégapole du Brésil, ont décidé d'interner de manière obligatoire les adultes drogués au crack, un dérivé bon marché de la cocaïne aux effets dévastateurs, a annoncé à l'AFP une source officielle.

Le but est de créer «un système qui facilite les internements non volontaires parce qu'il y a des personnes qui sont en situation extrême, dont la vie est en danger et c'est à l'État d'intervenir», a déclaré la secrétaire de justice de l'État, Eloisa de Sousa, dans une entrevue à l'AFP, jeudi soir.

Cette mesure sera annoncée officiellement vendredi par le gouverneur de São Paulo, Geraldo Alckmin.

«Ce sont des cas extrêmes et nous ne pouvons pas laisser mourir ces personnes», a souligné Mme de Sousa.

L'internement pourra être sollicité par les familles des drogués ou décidé par une équipe composée notamment d'un médecin et d'un juge, dans les cas les plus graves.

Il sera fixé après un accord entre le parquet de São Paulo, le tribunal de justice et l'ordre des avocats du Brésil (OAB).

L'internement obligatoire (dans des abris où on les soigne) existe déjà à Rio de Janeiro, mais seulement pour les enfants et les adolescents. L'expansion de la mesure aux adultes est actuellement en discussion.

Le Brésil est devenu le premier marché mondial de crack avec un million de consommateurs, selon une étude récente de l'Université fédérale de São Paulo.

En décembre, le gouvernement brésilien a lancé un plan de 2,2 milliards de dollars contre ce qu'il appelle «l'épidémie de crack» dans ce pays de 194 millions d'habitants.

Il y a un an, une opération policière avait expulsé quelque mille drogués d'un quartier décadent du centre de São Paulo baptisé «Crackolandia». Malgré cette opération et une présence plus marquée de la police, les drogués sont revenus et aujourd'hui il y en a encore quelque 300, selon les autorités.

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