Mexique: le ministère de la sécurité dément des accusations de corruption

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Carlos Beltran Leyva

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Agence France-Presse
Mexico

Le ministère mexicain de la Sécurité publique a démenti mercredi que le titulaire du poste, Genaro Garcia Luna, ait reçu des paiements de la part du narcotrafiquant Edgar Valdez Villareal, alias «La Barbie», auteur d'une lettre ouverte assurant que l'il recevait de l'argent du crime organisé depuis 2002.

 

 

Cette lettre, publiée mercredi par le quotidien Reforma, «a comme objectif de gêner l'action des autorités contre les organisations criminelles, en tenant de semer le discrédit public sur ceux qui les ont combattues dans les faits», a assuré un porte-parole du ministère, José Ramon Salinas, dans une déclaration lue à la presse.

Valdez Villareal, «a cherché à faire du chantage contre les autorités pour obtenir des privilèges» lors de son séjour dans une prison fédérale de haute sécurité, où il attend un jugement pour participation à des homicides et à des actions de trafic de drogue», a ajouté le porte-parole.

Mercredi, le quotidien Reforma a publié en Une un courrier de Valdez Villareal - accusé de travailler pour le cartel des frères Beltran Leyva avant une scission de ce cartel - transmis au journal par l'intermédiaire de son avocate, Me Erendira Joselyn Guerra Gutierrez.

Selon «La Barbie», citoyen américain de 36 ans d'origine mexicaine, Garcia Luna et plusieurs hauts fonctionnaires du ministère de la Sécurité publique reçoivent de l'argent des trafiquants de drogue depuis dix ans et s'approprient du matériel saisi dans des opérations policières.

«J'affirme qu'il (Garcia Luna) a reçu de l'argent de ma part, de narcotrafiquants et de la délinquance organisée, de même qu'un groupe comprenant Armando Espinosa de Benito, qui travaille pour la DEA (l'agence fédérale des États unis contre le trafic de drogue)», entre autres, selon le détenu.

Le présumé narcotrafiquant affirme en outre que sa capture a été «le résultat d'une persécution politique» de la part du président mexicain sortant Felipe Calderon, qui aurait souhaité passer des accords avec les cartels de la drogue les plus importants, auxquels Valdez Villareal avait refusé de participer.

«La Barbie», qui pourrait être extradé à tout moment avait été arrêté au Mexique le 30 août 2010. Ses dénonciations, qui ne sont appuyées d'aucune preuve, interviennent à quelques jours de la fin du mandat du président Felipe Calderon et de son gouvernement.

Le ministère de la Sécurité publique a été impliqué cette année dans plusieurs affaires embarrassantes comme l'attaque en août par 14 policiers fédéraux en civil d'une voiture diplomatique des États-Unis avec deux agents américains à bord et des affrontements en juin entre policiers dans l'aéroport international de Mexico.

Le président élu Enrique Pena Nieto, qui sera investi samedi a annoncé son intention de supprimer le ministère de la Sécurité publique et de placer la Police fédérale sous l'autorité du ministère de l'Intérieur.

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