Un historien mexicain invalide la prophétie apocalyptique de 2012

Sur le même thème

L'exposition Maya 2012: les Seigneurs du Temps, présentée... (Photo: Matt Rourke, Archives AP)

Agrandir

L'exposition Maya 2012: les Seigneurs du Temps, présentée au Musée de l'archéologie et de l'anthropologie de l'Université de Pennsylvanie, le 25 avril.

Photo: Matt Rourke, Archives AP

Agence France-Presse
Mexico

Des calendriers allant au-delà de l'an 4000 sont représentés sur des stèles de l'empire maya retrouvées au Mexique et au Guatemala, ce qui dément les prédictions d'apocalypse pour 2012 attribuées à cette civilisation, selon un expert mexicain.

« Le monde d'aujourd'hui a une vision apocalyptique héritée de la religion judéo-chrétienne. Les Mayas non, pour eux il n'y avait pas de fin du monde, ils avaient un (système de) comptage infini des années. Nous pouvons dormir tranquilles, ils évoquaient des dates de plusieurs milliers d'années plus lointaines », a assuré au cours d'une conférence Erik Velasquez, historien et expert des écritures mayas.

Dans le film américain 2012, inspiré du best-seller vendu à 10 millions d'exemplaires de l'écrivain américain Steve Alten (Le testament maya), et d'autres ouvrages, une prédiction maya fixe la fin du monde au 21 décembre de cette année-là.

Les Mayas ont créé leur calendrier dit « du long compte » pour marquer des dates marquantes de leur passé et de leur avenir, gravées sur des pierres.

Mais à ce jour, rappellent les historiens, seule une pierre gravée découverte à Coba, dans la péninsule du Yucatan (extrême sud-est du Mexique) indique que c'est en 2012 que doit s'achever l'ère actuelle du calendrier maya, entamée 3144 ans avant celle du calendrier romain.

Pour plusieurs historiens mexicains, cette date représente simplement la fin d'un cycle et le début d'une 14e période.

« Cela signifie seulement la fin de 13 "baak t'uunes" ("cycle" en langue maya), mais cela ne représente d'aucune manière la fin du (système de) comptage du calendrier maya, qui est infini, même s'il est divisé en segments. Un nouveau cycle commence, c'est tout », a encore assuré l'historien, reprenant les thèses de plusieurs de ses collègues.

M. Velasquez rappelle notamment qu'une stèle de Palenque (zone archéologique du sud-est du Mexique) cite une date bien plus lointaine dans l'avenir : l'anniversaire d'un dirigeant de cette cité maya, en 4772 du calendrier romain.

Apparue à la fin du IIIe millénaire av. J.-C., cette civilisation précolombienne s'étendait du sud-est du Mexique à l'ouest du Honduras et du Salvador, englobant le Belize et le Guatemala actuels. Elle connut son apogée entre le VIe et le IXe siècles apr. J.-C. avant d'entrer en décadence et de disparaître au moment de la conquête espagnole, au XVIe siècle.

Aujourd'hui, 40 % des 13 millions d'habitants du Guatemala appartiennent à la communauté maya, selon les estimations officielles, et près d'un million et demi de Mexicains, concentrés dans le Yucatan, en font partie.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer