Les rappeurs transgenres de La Nouvelle-Orléans

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La Presse

Si le rap est plus reconnu pour ses propos homophobes que pour son ouverture envers les gais, travestis et transgenres, La Nouvelle-Orléans semble faire figure de terre d'exception alors qu'aujourd'hui émerge une véritable scène hip-hop homosexuel dans la ville de la Louisiane, surnommée la « Grosse Facile ». Avertissement : les paroles qui suivent peuvent choquer.

« Je suis un pédé sous pression/Quand on aura fini, pose mon fric sur la commode », chante Big Freedia, une des incontournables du « sissy bounce » (version homo du bounce, un sous-genre du hip-hop né à La Nouvelle-Orléans). Bien que Freedia soit génétiquement un homme, qu'elle s'habille de façon masculine et possède un physique fort imposant du haut de ses 6 pieds 3 pouces, c'est au féminin que l'on parle de celle qui est une véritable «superstar» pour les fans de bounce.

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