Afrique: une aide canadienne de 3 millions contre les mutilations génitales

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Au total, quelque 200 millions de femmes et de filles en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient sont affectées par les mutilations génitales.

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La Presse Canadienne

Le gouvernement fédéral annoncera un financement de 3 millions $ pour un projet visant à éradiquer les mutilations génitales féminines en Afrique de l'Ouest.

La ministre du Développement international, Marie-Claude Bibeau, doit annoncer l'initiative de quatre ans, mardi, le premier projet du gouvernement libéral fédéral à cibler la pratique controversée.

L'enjeu a alimenté la discorde politique au Canada après que La Presse canadienne eut révélé l'an dernier que les références condamnant la pratique avaient été retirées d'une ébauche du nouveau guide de citoyenneté du ministère de l'Immigration pour les nouveaux arrivants.

Les conservateurs avaient inclus la référence dans leur version du guide lorsqu'ils étaient au pouvoir, et avaient critiqué le gouvernement libéral pour avoir retiré cette portion du document.

Les libéraux ont affirmé par la suite que la référence serait rétablie.

Mme Bibeau a affirmé à La Presse canadienne qu'elle devait se retrouver dans le guide de citoyenneté afin que les nouveaux arrivants prennent conscience que la pratique des mutilations génitales féminines est illégale au Canada.

«Les MGF (mutilations génitales féminines) sont considérées comme des violences fondées sur le genre et un acte criminel au Canada, et je crois qu'il est important d'informer les nouveaux citoyens que cette pratique culturelle n'est absolument pas acceptable au Canada», a dit la ministre, lundi, en entrevue téléphonique depuis Cotonou, au Bénin.

Mme Bibeau a dirigé la création d'une nouvelle politique de développement féministe, et elle a été chargée de trouver un projet qui pourrait bénéficier du financement du Canada.

La ministre s'est attardée au Bénin, un pays avec lequel elle a un lien particulier - elle y a servi comme travailleuse humanitaire au sein de la défunte Agence canadienne de développement international en 1996-1997.

Elle a renoué avec d'anciens collègues, lundi, à la veille de l'annonce prévue de financement pour un projet devant être géré par CUSO International. Le projet s'attardera à deux régions du nord du Bénin jusqu'en 2021 et inclura des initiatives pour combattre les violences à caractère sexuel et fondées sur le genre.

Mme Bibeau a affirmé que 60% des filles dans le nord du Bénin étaient touchées par la pratique.

«Notre objectif est d'empêcher que 57 000 filles de zéro à neuf ans soient ciblées et mutilées», a-t-elle indiqué.

Au total, quelque 200 millions de femmes et de filles en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient sont affectées par les mutilations génitales. L'âge des filles touchées va de l'enfance à 15 ans.

Mme Bibeau a affirmé que plus de recherches étaient nécessaires pour déterminer dans quelle mesure le problème est présent parmi les nouveaux arrivants au Canada.

«Nous devons avoir ces conversations avec ces communautés sur leurs croyances et leurs normes culturelles et pour leur faire comprendre qu'il s'agit d'une question de droits, et de santé pour les femmes et les filles», a fait valoir la ministre.




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