Libye: 36 cadavres d'hommes exécutés retrouvés près de Benghazi

Des membres de l'Armée nationale libyenne auto-proclamée par... (Photo Esam Omran Al-Fetori, REUTERS)

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Des membres de l'Armée nationale libyenne auto-proclamée par le maréchal Khalifa Haftar (au centre) sont accusés d'implication dans des exécutions sommaires de djihadistes en état d'arrestation.

Photo Esam Omran Al-Fetori, REUTERS

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Agence France-Presse
BENGHAZI

Les corps de 36 personnes exécutées par balle ont été découverts près de Benghazi, dans l'est de la Libye, une région contrôlée par le maréchal controversé Khalifa Haftar, a-t-on appris dimanche auprès d'un responsable des services de sécurité.

Selon ce responsable, les corps retrouvés dans la région d'Al-Abyar, à 70 km à l'est de Benghazi, sont ceux de djihadistes présumés, dont 19 de nationalités étrangères.

La mission de l'ONU en Libye a «condamné avec la plus grande fermeté le crime odieux qui a entraîné la mort d'au moins 36 personnes», appelant à une enquête immédiate pour traduire les auteurs en justice.

Le maréchal Haftar avait déjà annoncé l'ouverture d'une enquête pour identifier et arrêter les auteurs de ce «crime», et déterminer si les victimes étaient emprisonnées par ses forces ou pas, selon le texte d'une décision publié par l'agence Lana, loyale aux autorités de l'est.

À Tripoli, le gouvernement d'union nationale (GNA) a condamné de son côté un «crime odieux et un acte horrible», annonçant à son tour l'ouverture d'une enquête.

Des membres de l'Armée nationale libyenne (ANL) auto-proclamée par le maréchal Haftar sont accusés d'implication dans des exécutions sommaires de djihadistes en état d'arrestation, dans les combats qui ont opposé les deux camps entre 2014 et 2017.

En août, la Cour pénale internationale (CPI) avait lancé un mandat d'arrêt à l'encontre d'un commandant des forces spéciales combattant dans les rangs de l'ANL.

Cet officier, Mahmoud Al-Werfalli, est accusé d'être impliqué dans au moins sept incidents en 2016 et 2017, au cours desquels il aurait lui-même tiré sur des civils ou des combattants blessés ou ordonné leur exécution.

Les forces loyales à Haftar avait alors indiqué que l'officier était déjà en état d'arrestation et serait jugé par un tribunal militaire.

La Libye est déchirée par des conflits entre milices et deux autorités se disputent le pouvoir dans le pays: d'un côté le GNA, reconnu par la communauté internationale et basé à Tripoli, de l'autre une autorité qui exerce son pouvoir dans l'est du pays avec le soutien du maréchal Haftar et de l'ANL.

L'ANL a réussi cet été à reprendre à des groupes djihadistes la quasi-totalité de Benghazi, deuxième ville du pays, après trois ans de combats meurtriers.




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