Égypte: 500 détenus graciés, dont un magnat en prison pour meurtre

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Talaat Moustafa avait été condamné pour avoir payé à un ex-policier deux millions de dollars pour tuer la chanteuse libanaise Suzanne Tamim, avec laquelle il aurait eu une liaison. Son complice avait lui écopé de 25 ans de prison.

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Agence France-Presse
LE CAIRE

Plus de 500 détenus ont bénéficié d'une grâce présidentielle en Égypte, dont un magnat de l'immobilier condamné pour avoir commandité le meurtre d'une chanteuse, a-t-on appris vendredi auprès de responsables de la sécurité et de la télévision d'État.

Au total, 502 détenus doivent être ou ont été libérés en vertu de cette grâce accordée à l'occasion de l'Aïd al-Fitr, qui marque la fin du mois de jeûne du ramadan, selon la télévision.

Un magnat de l'immobilier, Hicham Talaat Moustafa, a bénéficié de la grâce pour raisons de santé, a indiqué à l'AFP un haut responsable du ministère de l'Intérieur. «Il est sorti» a-t-il précisé.

Un responsable de la police à la prison de Torah au sud du Caire, où l'homme d'affaires était détenu, a confirmé sa libération.

M. Talaat Moustafa avait été condamné en 2010 à 15 ans de prison et la Cour de cassation avait confirmé cette peine en 2012.

Il avait été condamné pour avoir payé à un ex-policier deux millions de dollars pour tuer la chanteuse libanaise Suzanne Tamim, avec laquelle il aurait eu une liaison. Son complice avait lui écopé de 25 ans de prison.

Suzanne Tamim avait été retrouvée morte en 2008 chez elle à Dubaï. Elle avait été atteinte de plusieurs coups de couteau, selon la presse.

La condamnation de M. Talaat Moustafa avait provoqué un choc en Égypte, d'autant plus qu'elle visait un homme d'affaires réputé proche des cercles du pouvoir de Hosni Moubarak, l'ex-raïs renversé en 2011 par un soulèvement populaire.

Figurent parmi les autres détenus ayant bénéficié de la grâce des personnes emprisonnées pour «des rassemblements et des manifestations», selon la télévision d'État.

Depuis que l'armée a destitué en 2013 le président islamiste Mohamed Morsi, les autorités répriment toute opposition. Des milliers de manifestants, islamistes ou libéraux issus des mouvements de gauche, ont été arrêtés par la police, lors de la dispersion de manifestations non autorisées par le pouvoir.




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