Somalie: au moins 5 morts dans un attentat à Mogadiscio

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«L'explosion a été provoquée par une voiture remplie d'explosifs. Cinq personnes ont été tuées et dix blessées», a déclaré à la presse Ahmed Mohamud Mohamed, le porte-parole du ministère de la Sécurité intérieure.

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Agence France-Presse
MOGADISCIO

Au moins cinq personnes ont été tuées et dix blessées jeudi par l'explosion d'une voiture piégée aux abords d'un poste de police dans le sud de Mogadiscio, a annoncé le gouvernement somalien.

«L'explosion a été provoquée par une voiture remplie d'explosifs. Cinq personnes ont été tuées et dix blessées», a déclaré à la presse Ahmed Mohamud Mohamed, le porte-parole du ministère de la Sécurité intérieure.

Le poste de police visé était celui de Waberi. Il est situé dans la rue Maka Al-Mukarama, l'artère la plus fréquentée de la capitale somalienne et qui mène au palais présidentiel.

«Un kamikaze a conduit la voiture remplie d'explosifs dans le mur de sécurité du poste de police et la plupart des victimes sont des civils», a précisé un policier, Abdukadir Moalim.

Les forces de sécurité ont bouclé les lieux après l'explosion, pendant que les blessés étaient évacués, ont raconté des témoins.

«Plus de 10 personnes ont été blessées dans l'explosion et plusieurs sont mortes», a confirmé l'un de ces témoins, Ali Yusuf.

«Il y avait beaucoup de trafic quand l'explosion a eu lieu et il y avait de la confusion avec des véhicules renversés», a décrit un autre témoin, Abdikarim Muktar.

L'attentat a été rapidement revendiqué par les islamistes radicaux shebab, affiliés à Al-Qaïda, qui ont l'habitude de mener de telles opérations dans Mogadiscio.

Au moins dix personnes avaient déjà été tuées mardi dans une attaque à la voiture piégée visant un bâtiment des autorités locales dans le sud de la capitale.

Les shebab ont juré la perte du fragile gouvernement central somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 22 000 hommes de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom).

Ils ont été chassés de Mogadiscio en août 2011 et ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions, mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, souvent dans la capitale, ou contre des bases militaires, somaliennes ou étrangères.




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