La Somalie, appuyée par une frappe américaine, détruit un camp des shebab

Des militaires américains.... (Photo archives Associated Press)

Agrandir

Des militaires américains.

Photo archives Associated Press

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Mogadiscio

Les forces spéciales somaliennes, appuyées par une frappe américaine, ont détruit dimanche un camp d'entraînement des islamistes shebab à environ 300 kilomètres au sud-ouest de la capitale somalienne Mogadiscio, ont annoncé le président somalien et le Pentagone.

«Ce matin, j'ai ordonné à nos forces spéciales, appuyées par nos partenaires internationaux, de mener un raid contre un centre d'entraînement des militants shebab», a déclaré dans un communiqué le président somalien Mohamed Abdullahi Mohamed, précisant que l'attaque a eu lieu dans l'état somalien de Middle Juba.

«La mission a été accomplie et a permis la destruction d'un important centre d'entraînement depuis lequel ce groupe organisait de violentes opérations», a ajouté le président. «Cela mine leur capacité à organiser d'autres attaques».

Le Pentagone avait auparavant indiqué dans un communiqué que le raid aérien, mené à 2h (HE), a été exécuté en «coordination avec les partenaires régionaux en réponse directe aux récentes actions des shebab y compris de récentes attaques contre les forces somaliennes».

Le Pentagone a pris soin de préciser que l'opération a été menée dans le cadre légal approuvé en mars par le président Donald Trump, qui permet aux forces américaines de «mener légalement des actions contre les shebab dans une zone géographique définie d'activités hostiles et en soutien» aux partenaires somaliens.

Ni M. Mohamed ni le Pentagone n'ont mentionné d'éventuelles victimes.

Les shebab, affiliés à Al-Qaïda, avaient mené jeudi une attaque contre une base militaire dans le nord du pays. Selon leurs propres dires, les shebab ont tué 61 soldats et en ont blessé 70. Mais, selon une source sécuritaire locale, Ahmed Abdiweli, environ 10 soldats ont été tués et les shebab ont subi de «lourdes pertes».

Début mai, un soldat américain qui, officiellement, assurait une mission de conseil et d'assistance de l'armée nationale somalienne, avait été tué par un tir d'armes légères pendant un raid contre les islamistes somaliens.

Il s'agissait du premier soldat américain tué en opération en Somalie depuis le «Black Hawk Down» du 3 octobre 1993, la bataille de Mogadiscio au cours de laquelle deux hélicoptères américains furent abattus et 18 soldats tués.

Depuis 2013, des forces spéciales américaines sont revenues en Somalie. Ce contingent permanent d'une cinquantaine d'hommes, selon le Pentagone, est notamment chargé de la formation de l'armée nationale somalienne (SNA) dans la lutte contre les shebab.

Les shebab ont juré la perte du fragile gouvernement central somalien, soutenu à bout de bras par la communauté internationale et par les 22 000 hommes de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom). À la mi-février, ils ont menacé de mener une guerre «sans merci» contre le nouveau président, Mohamed Abdullahi Mohamed.

Confrontés à la puissance de feu de l'Amisom déployée en 2007, les shebab ont été chassés de Mogadiscio en août 2011. Ils ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions, mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, souvent dans la capitale ou contre des bases militaires, somaliennes ou étrangères.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer