Écrasement d'Egyptair: pas de traces d'explosif sur les corps des victimes

Le 15 décembre 2016, la commission d'enquête égyptienne... (PHOTO FOURNIE PAR L'ARMÉE ÉGYPTIENNE)

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Le 15 décembre 2016, la commission d'enquête égyptienne avait affirmé avoir retrouvé des traces d'explosifs sur des restes de victimes, une découverte qui avait suscité le scepticisme chez les enquêteurs français, d'autant qu'aucune organisation n'avait revendiqué un attentat.

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Agence France-Presse
PARIS

Aucune trace d'explosif n'a été retrouvée sur les corps des victimes françaises du vol Egyptair, qui s'était abîmé en mer il y a un an, ce qui «ferme la porte» à la thèse de l'explosion d'une bombe avancée par l'Égypte, a-t-on appris vendredi de source proche de l'enquête en France.

Selon les résultats des prélèvements effectués par la gendarmerie sur les corps des huit victimes françaises, qui avaient été rapatriés en janvier, «il n'y avait pas de charges explosives» à bord de l'avion, car «aucune trace de poudre n'a été retrouvée», a affirmé cette source.

Selon elle, ces résultats, très attendus, ont été transmis «récemment» aux trois juges d'instruction chargés du dossier à Paris.

Ces données «ne font que confirmer l'hypothèse de travail privilégiée par les enquêteurs français depuis le début, à savoir qu'il s'agit d'un accident et non d'un acte terroriste», a encore dit cette source, ajoutant que «cela ferme définitivement la porte à la piste terroriste».

Le 15 décembre 2016, la commission d'enquête égyptienne avait affirmé avoir retrouvé des traces d'explosifs sur des restes de victimes, une découverte qui avait suscité le scepticisme chez les enquêteurs français, d'autant qu'aucune organisation n'avait revendiqué un attentat.

Depuis le début, gendarmes et magistrats français travaillaient sur l'hypothèse d'un départ de feu à bord. «À ce stade, la combustion ou l'autocombustion d'une tablette dans le cockpit est une hypothèse de travail», a confirmé cette source, mais les «éléments» susceptibles de l'étayer, comme les débris de «la carlingue ou les enregistreurs de vol», «sont en Égypte et les Égyptiens n'ont pas manifesté une grande volonté de collaborer».

Le vol MS804, reliant Paris au Caire, s'était abîmé en mer Méditerranée le 19 mai 2016 entre la Crète et la côte nord de l'Égypte, après avoir soudainement disparu des écrans radars. Les 66 personnes à bord de l'Airbus A320 dont 40 Égyptiens et 15 Français avaient péri.




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